Dans un marché public, les pénalités de retard sont souvent appliquées mécaniquement, comme si elles étaient acquises d’avance. Pourtant, les cahiers des clauses administratives particulières (CCAP) encadrent strictement les conditions dans lesquelles l’acheteur public peut infliger de telles sanctions. Dans un contentieux récent, notre cabinet a démontré qu’une lecture rigoureuse de ces clauses permettait de désamorcer une pénalité présentée comme incontestable.

Les données mentionnées dans cet article sont volontairement modifiées afin de rendre tout recoupement impossible.

Une pénalité infligée sans avoir respecté la procédure prévue au CCAP

Le CCAP encadrait la procédure applicable en cas de manquement : avant toute sanction, l’entreprise devait être mise en mesure de corriger la situation dans un délai précis, notifié par ordre de service. En pratique, cette étape avait été totalement négligée.

Nous avons relevé plusieurs éléments clés :

Autrement dit : l’acheteur public avait sauté les étapes prévues par le contrat.

La faille contractuelle : absence de délai de régularisation notifié

La clause du CCAP imposait une procédure préalable précise avant toute sanction financière. Ce formalisme n’était pas une option : il conditionnait la légalité même de la pénalité. En l’absence de délai notifié, et de mise en demeure régulière, la sanction ne reposait sur aucun fondement contractuel solide.

Nous avons donc soutenu que :

L’analyse contractuelle a donc constitué un levier contentieux bien plus efficace que toute défense factuelle.


À retenir


⚖️ Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.

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