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	<title>Actu Béton</title>
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	<description>Actualités et analyses juridiques en droit de la construction, de l’immobilier et de l’urbanisme</description>
	<lastBuildDate>Wed, 10 Dec 2025 16:45:34 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Actu Béton</title>
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	<item>
		<title></title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/12/10/recours-gracieux-permis-modificatif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 16:45:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
		<category><![CDATA[Maîtres d’ouvrage publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contestation d&#8217;un permis modificatif : jusqu’où peut aller un tiers ? Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de déposer un recours gracieux contre un permis modificatif, les enjeux et limites du processus pour un tiers doivent être bien compris. Les données factuelles mentionnées dans cet article sont modifiées afin de garantir une anonymisation stricte. Contexte pratique Un maître d’ouvrage, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-large-font-size"><strong>Contestation d&rsquo;un permis modificatif : jusqu’où peut aller un tiers ? </strong></p>



<p class="has-medium-font-size">Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de déposer un recours gracieux contre un permis modificatif, les enjeux et limites du processus pour un tiers doivent être bien compris.</p>



<p>Les données factuelles mentionnées dans cet article sont modifiées afin de garantir une anonymisation stricte. </p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contexte-pratique"><strong>Contexte pratique</strong></h2>



<p>Un maître d’ouvrage, que nous accompagnons, a été confronté à un recours gracieux présenté par un voisin contre un permis de construire modificatif. Le projet concernait la rénovation d’un bâtiment existant, déjà autorisé par un permis initial devenu définitif.</p>



<p>Nous avons constaté que le recours ne portait pas sur une modification effective, mais sur des griefs visant la volumétrie générale du bâtiment, sa hauteur et son implantation relevant du permis initial. Autrement dit, le voisin cherchait à <strong>contester un permis modificatif</strong> pour remettre indirectement en cause un projet antérieur, déjà purgé des délais de recours.</p>



<p>Cette pratique est fréquente. Elle crée une incertitude juridique pour les maîtres d’ouvrage, notamment lorsque le voisin instrumentalise la procédure dans un objectif de blocage.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-problematique-juridique-rencontree"><strong>Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p>La question était simple : le tiers pouvait-il <strong>contester un permis modificatif</strong> en remettant en cause le gabarit du bâtiment, alors que ce gabarit n’avait subi aucune modification ?</p>



<p>La réponse est négative. Le Conseil d’État a rappelé que le contentieux d’un permis modificatif se limite à <strong>la seule portée des modifications introduites</strong>, et ne permet pas de rouvrir indirectement le débat sur l’autorisation initiale devenue définitive (CE, 17 février 2023, n°454284).</p>



<p>Dans notre situation, la modification portait exclusivement sur des éléments marginaux et non sur l’aspect extérieur du bâtiment, sa hauteur ou son volume. Aucune variation d’altimétrie, d’emprise ou d’implantation n’était intervenue.</p>



<p>L’intérêt à agir du voisin devait donc être apprécié au regard de cette seule modification. Ainsi, les moyens dirigés contre la volumétrie générale du projet devaient être écartés comme inopérants.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p>Nous avons décidé d’adresser une réponse détaillée à la commune chargée d’instruire le recours gracieux, en exposant :</p>



<p>– que l’autorité administrative n’a pas à apprécier des griefs étrangers à la légalité du modificatif,</p>



<p>– que le voisin ne pouvait invoquer ni l’implantation ni le gabarit de l’immeuble, dès lors que ces éléments relevaient du permis initial purgé des délais de recours,</p>



<p>– que seule l’examen des modifications introduites par le modificatif était pertinent.</p>



<p>Le raisonnement du Conseil d’État est, en réalité, très pragmatique : permettre à un tiers de contester indirectement un permis initial au moyen d’un modificatif reviendrait à contourner les délais légaux et à rendre instable toute opération immobilière.</p>



<p>Nous avons donc invité la commune à rejeter formellement le recours gracieux, afin de faire courir les délais contentieux et de sécuriser définitivement le projet.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir"><strong>À retenir</strong></h2>



<p>– Contester un permis modificatif ne permet pas de remettre en cause un permis initial devenu définitif.</p>



<p>– Seules les modifications autorisées peuvent être attaquées.</p>



<p>– Une réponse structurée permet de sécuriser le projet et de limiter les risques contentieux.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p>Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Un propriétaire voisin peut-il être intégré de force dans une ASL ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/11/26/un-proprietaire-voisin-peut-il-etre-integre-de-force-dans-une-asl/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:58:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intégration d’un terrain dans une ASL suscite régulièrement des incompréhensions. Certaines associations syndicales cherchent à rattacher un fonds voisin, souvent au motif d’un raccordement technique ou d’une proximité avec la voie interne du lotissement. Le droit des associations syndicales de propriétaires encadre pourtant strictement ces situations. On ne devient pas membre d’une ASL par voisinage, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>L’intégration d’un terrain dans une ASL suscite régulièrement des incompréhensions. Certaines associations syndicales cherchent à rattacher un fonds voisin, souvent au motif d’un raccordement technique ou d’une proximité avec la voie interne du lotissement. Le droit des associations syndicales de propriétaires encadre pourtant strictement ces situations. On ne devient pas membre d’une ASL par voisinage, encore moins par simple usage d’une portion de voirie. Pour une intégration d’un terrain dans une ASL, des formalités spécifiques doivent être respectées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-perimetre-d-une-asl-est-strictement-limite-a-ses-statuts"><strong>Le périmètre d’une ASL est strictement limité à ses statuts</strong></h2>



<p>Le périmètre d’une ASL résulte exclusivement des statuts établis lors de sa création. Il doit mentionner précisément les immeubles inclus dans l’association. Un terrain qui n’y figure pas n’est pas membre et ne peut être considéré comme tel. Ni la proximité géographique, ni un accès ponctuel, ni un raccordement technique ne créent d’obligation statutaire pour l&rsquo;intégration d’un terrain dans une ASL.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-adhesion-a-une-asl-suppose-un-titre-acte-de-mutation-ou-engagement-ecrit"><strong>L’adhésion à une ASL suppose un titre : acte de mutation ou engagement écrit</strong></h2>



<p>L’ordonnance du 1er juillet 2004 impose que l’appartenance à une ASL repose sur un <strong>titre d’adhésion</strong>. En pratique, il s’agit soit de la participation à l’acte constitutif, soit d’un acte de mutation comprenant un <strong>engagement exprès d’adhérer</strong>. Sans cet engagement formel, aucune obligation ne peut naître au profit de l’association. Le propriétaire extérieur conserve donc son autonomie tant qu’il n’a pas consenti, par écrit, à rejoindre l’ASL. L&rsquo;intégration d’un terrain dans une ASL doit être volontaire et formelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-etendre-le-perimetre-une-procedure-encadree-par-les-articles-14-et-37-de-l-ordonnance-de-2004"><strong>Étendre le périmètre : une procédure encadrée par les articles 14 et 37 de l’ordonnance de 2004</strong></h2>



<p>Lorsqu’une ASL souhaite inclure un fonds jusqu’alors extérieur, elle ne peut se contenter d’un vote interne. L’extension du périmètre est régie par les articles <strong>14</strong> et <strong>37</strong> de l’<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000623191/">ordonnance du 1er juillet 2004. </a>L&rsquo;intégration d’un terrain dans une ASL selon ces articles nécessite une procédure rigoureuse.</p>



<p>L’article 14 définit les majorités nécessaires pour les décisions les plus importantes, dont celles relatives au périmètre. L’article 37 organise ensuite la procédure de modification statutaire :</p>



<p>– présentation d’une proposition de modification ;</p>



<p>– vote aux majorités renforcées de l’article 14 ;</p>



<p>– recueil de l’adhésion écrite du propriétaire du fonds à intégrer ;</p>



<p>– intervention de l’autorité administrative lorsque le périmètre est modifié ;</p>



<p>– publication de la décision.</p>



<p>Cette articulation rend impossible toute intégration tacite. Tant que cette procédure n’a pas été engagée et menée à son terme, aucun propriétaire extérieur ne peut être rattaché à l’association.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-raccordement-ou-l-utilisation-d-une-voie-ne-valent-par-forecement-integration"><strong>Le raccordement ou l’utilisation d’une voie ne valent par forécement intégration</strong></h2>



<p>Les statuts peuvent organiser des servitudes au profit de parcelles voisines, notamment pour permettre leur viabilisation. Une servitude n’emporte toutefois aucune adhésion automatique. Le raccordement technique traduit seulement l’existence d’un droit d’usage, par nécessairement celle d’une appartenance à l’association. Sauf disposition statutaire expresse et conditions strictes respectées, l’ASL ne peut déduire du seul raccordement une quelconque obligation financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-repartition-des-charges-une-obligation-strictement-proportionnee-a-l-interet-du-fonds"><strong>La répartition des charges : une obligation strictement proportionnée à l’intérêt du fonds</strong></h2>



<p>Même dans l’hypothèse où un propriétaire est régulièrement membre, les charges doivent être fixées conformément à l’article <strong>31</strong> de l’ordonnance de 2004. Ce texte impose que les bases de répartition tiennent compte « de l’intérêt de chaque propriété à l’exécution des missions de l’association ».</p>



<p>Un fonds qui ne bénéficie que d’une portion limitée d’une voie interne, qui n’accède pas aux espaces verts ou qui ne profite pas des équipements collectifs ne peut être assujetti aux mêmes charges qu’un lot statutaire situé au cœur du lotissement. À défaut d’analyse de l’intérêt réel du terrain, la répartition est irrégulière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir"><strong>À retenir</strong></h2>



<p>– L’inclusion d’un terrain dans une ASL ne peut résulter d’un simple vote, ni d’un raccordement.</p>



<p>– L’adhésion suppose un engagement écrit, généralement inséré dans l’acte de mutation.</p>



<p>– L’extension du périmètre relève des articles 14 et 37 de l’ordonnance du 1er juillet 2004 et suppose une modification statutaire régulièrement adoptée et publiée.</p>



<p>– Le raccordement ou une servitude n’emportent jamais intégration.</p>



<p>– Les charges doivent être proportionnées à l’intérêt réel du fonds conformément à l’article 31.</p>



<p>– Toute demande de charges en dehors de ces conditions est contestable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-"></h2>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-cet-article-propose-une-analyse-juridique-generale-il-ne-remplace-pas-un-conseil-adapte-a-votre-situation-particuliere"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</h3>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p>Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact : quel apport du jugement du TA de Lyon du 23 janvier 2025 ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/11/15/defaut-de-motivation-de-la-dispense-detude-dimpact-quel-apport-du-jugement-du-ta-de-lyon-du-23-janvier-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 17:07:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Point de vue juridique orienté par un dossier traité au cabinet. Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation. Introduction La motivation de la dispense d&#8217;étude d&#8217;impact est un sujet crucial dans de nombreux projets. Comment démontrer un défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact et, plus largement, l’exigence d’une évaluation environnementale [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://actu-beton.fr/2025/11/15/defaut-de-motivation-de-la-dispense-detude-dimpact-quel-apport-du-jugement-du-ta-de-lyon-du-23-janvier-2025/">Défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact : quel apport du jugement du TA de Lyon du 23 janvier 2025 ?</a> appeared first on <a href="https://actu-beton.fr">Actu Béton</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Point de vue juridique orienté par un dossier traité au cabinet. Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation.</p>
</blockquote>



<p><strong>Introduction</strong></p>



<p>La motivation de la dispense d&rsquo;étude d&rsquo;impact est un sujet crucial dans de nombreux projets.</p>



<p>Comment démontrer un <strong>défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact</strong> et, plus largement, l’exigence d’une évaluation environnementale ? L’ordonnance du tribunal administratif de Lyon du 23 janvier 2025 précise l’office du juge des référés en cette matière. Elle recentre le contrôle sur les <strong>incidences notables du projet autorisé</strong>, y compris ses <strong>effets cumulés</strong>. Elle écarte les vices propres de l’avis au « cas par cas ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1-contexte-pratique"><strong>1 – Contexte pratique</strong></h2>



<p>Nous avons été saisis dans un dossier de contestation d&rsquo;une autorisation d&rsquo;urbanisme faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une dispense d&rsquo;une étude d&rsquo;impact.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2-problematique-juridique-rencontree"><strong>2 – Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p>La difficulté tient classiquement à deux plans :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le terrain du référé </strong>: que contrôle exactement le juge lorsqu’il est saisi d’une demande de suspension fondée sur l’absence d’étude d’impact ?</li>



<li><strong>La portée d’un défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact</strong> au regard de l’article R. 122‑3‑1 du code de l’environnement. Cet article impose à l’autorité d’« indiquer les motifs » de sa décision au regard des critères pertinents de l’annexe correspondante. Les critères incluent les caractéristiques du projet, la sensibilité des milieux, et les incidences probables.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>3 – Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p>Nous avons structuré une argumentation en tenant compte d&rsquo;une Ordonnance rendue par le <a href="https://lyon.tribunal-administratif.fr/Media/mediatheque-ta-lyon/2412963">Tribunal administratif de Lyon</a> :</p>



<p><strong>(i) Office du juge des référés </strong></p>



<p>Le TA de Lyon rappelle que le juge des référés <strong>doit seulement apprécier si le projet peut être légalement approuvé sans étude d’impact</strong>. Dès lors, les griefs tirés des vices propres de l’avis ou de la décision « cas par cas » (partialité alléguée, erreurs de droit, information du public) sont <strong>inopérants</strong> en référé.</p>



<p><strong>(ii) Méthode d’évaluation : projet autorisé et effets cumulés</strong></p>



<p>La nécessité d’une étude s’apprécie <strong>au regard des incidences négatives du projet autorisé</strong>. Elle inclut les « effets cumulés » avec les évolutions successives non évaluées. </p>



<p><strong>(iii) Articulation avec le défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact (R. 122‑3‑1)</strong></p>



<p>L’autorité environnementale doit motiver sa décision au regard des critères pertinents. Ces critères sont les caractéristiques du projet, la sensibilité des milieux, et les incidences probables. Cependant, <strong>en référé</strong>, <strong>le seul défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact</strong> ne suffit pas. Il faut <strong>démontrer positivement</strong> des <strong>incidences notables</strong> qui rendent l’étude d’impact nécessaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-4-enseignements-pour-des-cas-similaires"><strong>4 – Enseignements pour des cas similaires</strong></h2>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>Cibler les “incidences notables”</strong> : documenter des éléments objectivables tels que les émissions, rejets, risques sanitaires, atteintes aux habitats, et continuités écologiques. Idéalement, cela doit être fait par des inventaires récents et des modélisations plutôt qu’en invoquant des considérations générales sur la pollution passée.</li>



<li><strong>Prouver l’effet cumulé</strong> : reconstituer les <strong>modifications successives</strong> depuis l’autorisation initiale et chiffrer leur addition d’effets (seuils, cumuls d’émissions, surfaces affectées).</li>



<li><strong>S’appuyer sur la jurisprudence</strong> : (a) contrôle « point par point » du juge sur la sensibilité des milieux, ainsi que les mesures d’évitement/réduction et les effets cumulés <em>(ex. </em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000046027521">CAA Paris, 7 juill. 2022, n° 21PA04870</a><em>)</em> ; (b) caractère <strong>préparatoire</strong> de la dispense et contestation <strong>par voie d’exception</strong> contre la décision autorisant le projet <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000038233579">CAA Versailles, 14 mars 2019, n° 16VE02590)</a>.</em></li>
</ol>



<p><strong>Conclusion</strong></p>



<p>L’ordonnance <strong>TA Lyon, 23 janvier 2025</strong> précise l’<strong>office du juge des référés</strong> et la <strong>méthode d’analyse</strong>. Le débat utile porte sur les <strong>incidences notables</strong> du <strong>projet autorisé</strong>. Cela inclut les <strong>effets cumulés</strong>. Le <strong>défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact</strong> demeure un angle d’attaque. Cependant, il ne suffit pas, en référé, à emporter la suspension. Il faut convaincre que l’étude d’impact était juridiquement <strong>requise</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-cet-article-propose-une-analyse-juridique-generale-il-ne-remplace-pas-un-conseil-adapte-a-votre-situation-particuliere"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</h3>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Comment fonctionne l’articulation entre décision tacite et décision expresse en matière d’étude d’impact ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/11/14/comment-fonctionne-larticulation-entre-decision-tacite-et-decision-expresse-en-matiere-detude-dimpact/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 19:39:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
		<category><![CDATA[Maîtres d’ouvrage publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Point de vue juridique orienté par un dossier traité par le cabinet, illustrant l&#8217;articulation entre décision tacite et décision expresse, avec une étude d&#8217;impact. Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation. Introduction Le régime du cas par cas repose sur un mécanisme dans lequel le silence de l’autorité environnementale peut imposer automatiquement [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Point de vue juridique orienté par un dossier traité par le cabinet, illustrant l&rsquo;articulation entre décision tacite et décision expresse, avec une étude d&rsquo;impact</em>.</p>



<p><em>Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-introduction"><strong>Introduction</strong></h2>



<p>Le régime du cas par cas repose sur un mécanisme dans lequel le silence de l’autorité environnementale peut imposer automatiquement une étude d’impact. Nous avons été saisis d’un dossier révélant une difficulté particulière : comment se règle l’<strong>articulation entre décision tacite et décision expresse en matière d’étude d’impact</strong>, lorsque la décision expresse intervient après la naissance d’une décision implicite contraire ?</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1-contexte-pratique"><strong>1 – Contexte pratique</strong></h2>



<p>Un porteur de projet avait transmis à l’autorité environnementale un dossier d’examen au cas par cas. Ce dossier avait été réputé complet, déclenchant le délai réglementaire de trente-cinq jours prévu à l’article <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043743338">R.122-3-1 du code de l’environnement.</a></p>



<p>Aucune décision n’ayant été rendue dans le délai, une décision implicite imposant l’étude d’impact était née.</p>



<p>Plusieurs semaines plus tard, le préfet avait néanmoins pris une décision expresse dispensant le projet de cette étude, sans mentionner ni retirer la décision tacite déjà acquise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2-problematique-juridique-rencontree"><strong>2 – Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p>La difficulté résidait dans l’<strong>articulation entre décision tacite et décision expresse en matière d’étude d’impact</strong>.</p>



<p>Nous avons soutenu que :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’autorité environnementale doit statuer dans un délai impératif de trente-cinq jours ;</li>



<li>l’absence de réponse fait naître <strong>une décision implicite imposant l’étude d’impact</strong>, immédiatement exécutoire ;</li>



<li>une décision expresse ultérieure ne peut modifier cette situation que si la décision implicite est <strong>préalablement retirée</strong>.</li>
</ul>



<p>Ainsi, une dispense adoptée après la naissance de la décision implicite ne peut entrer dans l’ordonnancement juridique sans ce retrait.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>3 – Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p>Nous avons démontré que le préfet ne pouvait édicter légalement une décision expresse de dispense sans avoir retiré au préalable la décision implicite imposant l’étude d’impact.</p>



<p>Ce raisonnement repose sur :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>l’article R.122-3-1 du code de l’environnement</strong>, qui institue un délai impératif dont le silence fait naître une décision implicite ;</li>



<li><strong>le jugement du tribunal administratif de Marseille du 15 mai 2025 (<a href="https://www.actu-environnement.com/media/pdf/jurisprudence/475.pdf">TA Marseille, 15 mai 2025, n° 220713</a>)</strong>, qui confirme :
<ul class="wp-block-list">
<li>le caractère impératif du délai,</li>



<li>la naissance automatique d’une décision implicite imposant l’étude d’impact,</li>



<li>et la nécessité d’un retrait pour qu’une décision expresse contraire soit régulière.</li>
</ul>
</li>
</ul>



<p>Dans l’affaire jugée par le tribunal, le préfet avait expressément retiré la décision implicite avant de prononcer la dispense.</p>



<p>Dans le dossier que nous avons traité, aucune mesure de retrait n’avait été prise. La décision expresse de dispense était donc irrégulière dès son édiction.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-4-enseignements-pour-des-cas-similaires"><strong>4 – Enseignements pour des cas similaires</strong></h2>



<p>Cet exemple montre que :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la mécanique du cas par cas peut être séquencée comme suit: délai → décision implicite → éventuel retrait → décision expresse ;</li>



<li>une décision expresse de dispense adoptée après expiration du délai ne peut être régulière qu’accompagnée d’un <strong>retrait formel</strong> de la décision implicite ;</li>



<li>à défaut, l’acte préfectoral est entaché d’illégalité, indépendamment du contenu du projet.</li>
</ul>



<p>Cette approche permet de sécuriser la contestation des décisions environnementales tardives.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir"><strong>À retenir</strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le silence de trente-cinq jours fait naître une décision implicite imposant l’étude d’impact.</li>



<li>Une décision expresse de dispense tardive n’est légale que si la décision implicite a été retirée.</li>



<li>À défaut de retrait, la procédure environnementale est irrégulière.</li>
</ul>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p>Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Marchés globaux de performance : jusqu’où peut aller la négociation ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/10/25/marches-globaux-de-performance-jusquou-peut-aller-la-negociation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 11:56:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maîtres d’ouvrage publics]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actu-beton.fr/?p=614</guid>

					<description><![CDATA[<p>⚖️ Ce point de vue juridique est issu d’un dossier traité par notre cabinet. Les données ont été modifiées pour anonymisation. Introduction Les marchés globaux de performance associent conception, travaux et exploitation autour d’objectifs mesurables. Ils sont souvent passés selon une procédure de négociation. Mais jusqu’où peut aller la négociation sans dénaturer la mise en [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <em>Ce point de vue juridique est issu d’un dossier traité par notre cabinet. Les données ont été modifiées pour anonymisation.</em></p>
</blockquote>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-introduction"><strong>Introduction</strong></h3>



<p>Les <strong>marchés globaux de performance</strong> associent conception, travaux et exploitation autour d’objectifs mesurables.</p>



<p>Ils sont souvent passés selon une <strong>procédure de négociation</strong>.</p>



<p>Mais jusqu’où peut aller la négociation sans dénaturer la mise en concurrence ?</p>



<p>Cette question est centrale pour les acheteurs publics, car toute dérive dans la négociation peut fragiliser la légalité de la procédure.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1-contexte-pratique"><strong>1 – Contexte pratique</strong></h2>



<p>Dans un dossier récent, un établissement public a lancé un <strong>marché global de performance</strong> pour reconstruire un site hospitalier.</p>



<p>La procédure prévoyait deux tours de négociation avant la remise des offres finales.</p>



<p>Durant les échanges, la maîtrise d’ouvrage souhaitait approfondir certains points techniques : choix des matériaux, procédés constructifs, phasage des travaux.</p>



<p>Elle envisageait aussi d’ajuster certaines prestations financières.</p>



<p>Ces discussions posaient une question essentielle : <strong>quels éléments peuvent être négociés dans un marché global de performance ?</strong></p>



<p>Et surtout, où s’arrête le droit à la négociation ?</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2-problematique-juridique-rencontree"><strong>2 – Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p>L’article <strong>R.2161-17 du Code de la commande publique</strong> autorise la négociation « sur tous les aspects des offres », sauf mention contraire du règlement de la consultation (RC).</p>



<p>Cette liberté reste cependant encadrée.</p>



<p>La négociation doit respecter trois principes fondamentaux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>transparence</strong>,</li>



<li><strong>égalité de traitement</strong>,</li>



<li><strong>immutabilité des besoins essentiels</strong>.</li>
</ul>



<p>En pratique, la négociation ne peut pas :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>modifier les <strong>exigences minimales</strong> fixées dans le programme,</li>



<li>ni transformer le projet initial au point de contourner la concurrence.</li>
</ul>



<p>C’est pourquoi, dans tout <strong>marché global de performance</strong>, la <strong>négociation</strong> doit être préparée dès la rédaction du RC.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>3 – Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p>Dans cette affaire, nous avons accompagné la maîtrise d’ouvrage pour <strong>délimiter précisément le périmètre de la négociation</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-identifier-les-elements-negociables"><strong>a) Identifier les éléments négociables</strong></h3>



<p>Nous avons distingué trois catégories :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>Non négociables</strong> : exigences minimales du programme, performances énergétiques, normes obligatoires.</li>



<li><strong>Négociables</strong> : modalités techniques (procédés, matériaux, organisation du chantier), aspects financiers (prix, délais, clauses de révision).</li>



<li><strong>À négocier avec prudence</strong> : exploitation, maintenance, garanties complémentaires, dès lors que ces ajustements n’altèrent pas la performance globale.</li>
</ol>



<p>Cette classification a permis d’assurer la sécurité juridique des échanges et d’éviter toute requalification de l’offre.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-b-encadrer-les-echanges"><strong>b) Encadrer les échanges</strong></h3>



<p>Nous avons établi un <strong>protocole de négociation</strong>.</p>



<p>Chaque tour de négociation s’est déroulé selon un schéma identique :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>convocation formalisée adressée à tous les candidats,</li>



<li>ordre du jour identique,</li>



<li>procès-verbal de séance rédigé systématiquement.</li>
</ul>



<p>Toutes les questions ont été documentées.</p>



<p>Chaque échange a été tracé pour démontrer le respect du principe d’égalité.</p>



<p>Ce formalisme a été déterminant pour sécuriser la procédure.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-c-garantir-la-conformite-juridique"><strong>c) Garantir la conformité juridique</strong></h3>



<p>Nous avons conseillé d’insérer dans le RC :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une clause précisant les <strong>points non négociables</strong>,</li>



<li>une mention autorisant l’acheteur à <strong>déclarer la procédure sans suite</strong> si les offres divergeaient trop du besoin,</li>



<li>et un rappel que les <strong>offres finales</strong> doivent rester <strong>comparables selon les mêmes critères d’attribution</strong>.</li>
</ul>



<p>Ces précautions ont permis de sécuriser le <strong>marché global de performance</strong> tout en préservant l’efficacité de la <strong>négociation</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-4-enseignements-pour-des-cas-similaires"><strong>4 – Enseignements pour des cas similaires</strong></h2>



<p>La <strong>négociation dans un marché global de performance</strong> n’est pas une improvisation.</p>



<p>Elle doit être conduite avec méthode, transparence et rigueur.</p>



<p>Nous recommandons de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>définir les besoins essentiels dès le lancement de la consultation,</li>



<li>formaliser un cadre précis pour chaque phase de négociation,</li>



<li>et documenter toutes les décisions dans un dossier de traçabilité.</li>
</ul>



<p>Cette discipline protège la procédure contre les recours pour rupture d’égalité ou dénaturation du besoin.</p>



<p>Elle renforce aussi la crédibilité du maître d’ouvrage face aux candidats.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-conclusion"><strong>Conclusion</strong></h2>



<p>Dans un <strong>marché global de performance</strong>, la <strong>négociation</strong> est un outil d’optimisation, pas de refonte du projet.</p>



<p>Elle doit permettre d’améliorer la valeur technique et financière des offres, sans remettre en cause les objectifs fixés.</p>



<p>Une préparation juridique rigoureuse, associée à un suivi documenté, garantit la sécurité de la procédure et la réussite du projet.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir"><strong>À retenir</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Dans un <strong>marché global de performance</strong>, la négociation a des <strong>limites juridiques précises</strong>.</li>



<li>Les exigences minimales et les critères d’attribution <strong>ne peuvent jamais être modifiés</strong>.</li>



<li>La traçabilité des échanges <strong>protège le maître d’ouvrage</strong> en cas de recours.</li>



<li></li>
</ul>



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			</item>
		<item>
		<title>Comment organiser une négociation dans un marché public global ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/10/25/comment-organiser-une-negociation-dans-un-marche-public-global/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 11:44:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maîtres d’ouvrage publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction La négociation d’un marché global de performance impose une phase particulièrement encadrée par le Code de la commande publique. Cette étape, souvent mal maîtrisée, est pourtant déterminante : une erreur dans la convocation des candidats, le contenu des échanges ou la sélection finale peut fragiliser toute la procédure. Comment structurer la négociation pour respecter [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-introduction"><strong>Introduction</strong></h3>



<p>La négociation d’un marché global de performance impose une phase particulièrement encadrée par le Code de la commande publique.</p>



<p>Cette étape, souvent mal maîtrisée, est pourtant déterminante : une erreur dans la convocation des candidats, le contenu des échanges ou la sélection finale peut fragiliser toute la procédure.</p>



<p>Comment structurer la négociation pour respecter les principes d’égalité, de transparence et de mise en concurrence ?</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1-contexte-pratique"><strong>1 – Contexte pratique</strong></h2>



<p>Dans le dossier examiné, le maître d’ouvrage public lançait une procédure négociée pour la reconstruction complète d’un établissement médico-social à haute performance énergétique.</p>



<p>Le règlement de la consultation prévoyait une <strong>négociation en plusieurs phases successives</strong> avec plusieurs groupements candidats, puis une réduction à deux pour les offres finales.</p>



<p>Avant l’ouverture des discussions, il s’agissait de définir une méthode claire : qui convoquer ? comment préparer les échanges ? et jusqu’où peut aller la négociation sans altérer les exigences minimales fixées par le programme ?</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2-problematique-juridique-rencontree"><strong>2 – Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p>La <strong>négociation</strong> est régie par les articles <strong><a href="https://www.doctrine.fr/l/texts/codes/LEGITEXT000037701019/articles/LEGIARTI000037730403">R.2161-17</a> à <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037730399">R.2161-19</a></strong> du Code de la commande publique.</p>



<p>Elle permet à l’acheteur d’améliorer le contenu des offres, mais dans le strict respect des principes de <strong>transparence</strong> et <strong>d’égalité de traitement</strong> entre les candidats.</p>



<p>L’article <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037730503"><strong>R.2152-1</strong> </a>précise par ailleurs que les offres inappropriées doivent être écartées avant cette phase.</p>



<p>Autrement dit, <strong>la négociation ne peut porter que sur des offres régulières, acceptables ou régularisables.</strong></p>



<p>L’enjeu est donc de trouver l’équilibre entre la souplesse permise par la négociation et le cadre juridique strict imposé par la commande publique.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>3 – Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p>Nous avons accompagné la maîtrise d’ouvrage dans la <strong>structuration complète du processus de négociation</strong>, en trois temps :</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-preparation-et-convocation"><strong>a) Préparation et convocation</strong></h3>



<p>Nous avons d’abord défini un <strong>modèle de convocation en négociation</strong>, adressée via la plateforme dématérialisée de l’acheteur.</p>



<p>Cette convocation précisait :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’objet du marché,</li>



<li>la phase concernée (premier ou deuxième tour),</li>



<li>la date, l’heure et le lieu de la réunion,</li>



<li>les thèmes abordés.</li>
</ul>



<p>Cette transparence préalable est indispensable pour éviter tout grief de traitement différencié.</p>



<p>Conformément à la jurisprudence administrative, nous avons rappelé que <strong>tous les soumissionnaires admis</strong> devaient participer à la première phase, sauf exclusion d’une offre inappropriée.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-b-deroulement-des-negociations"><strong>b) Déroulement des négociations</strong></h3>



<p>Le règlement de la consultation prévoyait une négociation <strong>en phases successives</strong>.</p>



<p>Après chaque tour :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les offres étaient réévaluées selon les critères d’attribution,</li>



<li>un procès-verbal de séance était établi,</li>



<li>et les candidats éliminés étaient notifiés avec mention de la base juridique de la décision.</li>
</ul>



<p>Nous avons insisté sur le fait que <strong>la composition de l’équipe de négociation devait rester identique</strong> pour tous les candidats.</p>



<p>Tout changement pourrait être interprété comme une rupture d’égalité.</p>



<p>L’objet des discussions portait uniquement sur les points ouverts à négociation : conditions financières, techniques et administratives.</p>



<p>Les <strong>exigences minimales</strong> du programme, ainsi que les <strong>critères d’attribution</strong>, sont restés intangibles.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-c-cloture-et-tracabilite"><strong>c) Clôture et traçabilité</strong></h3>



<p>À l’issue de la dernière phase, nous avons conseillé d’adresser simultanément à tous les candidats encore en lice :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un message informant de la fin des négociations,</li>



<li>et une invitation à remettre leur <strong>offre finale</strong> dans un délai identique.</li>
</ul>



<p>L’<strong>offre finale</strong> n’est plus négociable.</p>



<p>Toutes les communications, questions et réponses ont été archivées dans un <strong>dossier de traçabilité</strong>, garantissant la preuve du respect du principe d’égalité en cas de recours.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-4-enseignements-pour-des-cas-similaires"><strong>4 – Enseignements pour des cas similaires</strong></h2>



<p>Cette affaire montre que la <strong>rigueur procédurale</strong> prime sur la rapidité.</p>



<p>La négociation dans les marchés globaux ne peut être improvisée : chaque étape doit être documentée et objectivée.</p>



<p>Nous recommandons notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>de formaliser une <strong>checklist de conformité</strong> avant chaque phase de négociation,</li>



<li>d’établir un <strong>modèle de procès-verbal standardisé</strong>,</li>



<li>et de prévoir une <strong>validation juridique interne</strong> avant l’envoi des convocations et conclusions.</li>
</ul>



<p>Une telle démarche préventive permet d’éviter la plupart des contentieux fondés sur des irrégularités de procédure.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-conclusion"><strong>Conclusion</strong></h2>



<p>La négociation est l’un des leviers les plus efficaces pour optimiser la performance des marchés publics globaux, à condition d’en maîtriser le cadre juridique.</p>



<p>Elle doit être préparée comme une <strong>séquence administrative structurée</strong>, où la souplesse contractuelle s’exerce dans la transparence et la traçabilité.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir"><strong>À retenir</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>La négociation ne peut porter que sur des <strong>offres régulières, acceptables ou régularisables</strong>.</li>



<li>Les <strong>critères d’attribution</strong> et <strong>exigences minimales</strong> ne sont <strong>jamais négociables</strong>.</li>



<li>Chaque phase doit faire l’objet d’un <strong>procès-verbal de traçabilité</strong> garantissant l’égalité entre candidats.</li>
</ul>



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<p>Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment qualifier une offre inappropriée dans un marché public négocié ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 11:05:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maîtres d’ouvrage publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>⚖️ Ce point de vue juridique est issu d’un dossier traité par notre cabinet. Les données ont été modifiées pour anonymisation. Introduction Dans le cadre de la passation d’un marché global de performance relatif à la reconstruction d’un établissement médico-social, la commission a relevé plusieurs écarts entre les propositions des candidats et le programme porté [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <em>Ce point de vue juridique est issu d’un dossier traité par notre cabinet. Les données ont été modifiées pour anonymisation.</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Introduction</strong></p>



<p>Dans le cadre de la passation d’un marché global de performance relatif à la reconstruction d’un établissement médico-social, la commission a relevé plusieurs écarts entre les propositions des candidats et le programme porté par la maîtrise d’ouvrage.</p>



<p>Ces écarts posaient une question essentielle : comment déterminer si une offre devait être écartée comme <em>inappropriée</em>, ou si elle pouvait être régularisée dans le cadre d’une <em>négociation</em> ?</p>



<p>La distinction, souvent délicate, conditionne la légalité de la procédure et la sécurité de la décision finale d’attribution.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>1 – Contexte pratique</strong></p>



<p>Dans cette opération, le maître d’ouvrage avait lancé un marché global de performance comprenant la conception, la réalisation et l’exploitation de bâtiments à haute performance énergétique.</p>



<p>Plusieurs groupements avaient remis une offre. L’analyse des offre a cependant mis en évidence plusieurs incomplétudes et contradictions avec le cahier des clauses techniques particulières (CCTP).</p>



<p>Avant d’engager les négociations prévues par le règlement de la consultation, le pouvoir adjudicateur devait déterminer si ces écarts rendaient certaines offres <strong>inappropriées</strong>. Certaines offres pouvaient être <strong>inéluctablement éliminées</strong>, ou simplement <strong>irrégulières</strong>, donc susceptibles d’être régularisées.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>2 – Problématique juridique rencontrée</strong></p>



<p>L’article <strong>R.2152-1 du Code de la commande publique</strong> distingue trois catégories d’offres pouvant poser difficulté :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les <strong>offres inappropriées</strong>,</li>



<li>les <strong>offres irrégulières</strong>,</li>



<li>et les <strong>offres inacceptables</strong>.</li>
</ul>



<p>Seules les deux dernières peuvent être régularisées ou améliorées en cours de négociation.</p>



<p>Ainsi, <strong>aucune négociation ne peut être engagée avec un candidat dont l’offre est inappropriée</strong>.</p>



<p>Le Code reste toutefois silencieux sur la frontière entre irrégularité et inappropriation. Cette distinction, affinée par la jurisprudence européenne et nationale, repose sur l’analyse de la capacité réelle de l’offre à satisfaire les besoins exprimés dans les documents de la consultation.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>3 – Notre stratégie et fondement juridique</strong></p>



<p>Nous avons d’abord rappelé au maître d’ouvrage que la qualification juridique des écarts devait précéder toute convocation en négociation.</p>



<p>Sur le plan méthodologique, nous avons proposé de classer les observations techniques selon deux critères :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>Les écarts formels ou documentaires</strong> (absence de pièces, erreurs mineures, contradictions marginales)</li>
</ol>



<p>→ relèvent de l’<strong>irrégularité</strong>, susceptible de régularisation avant ou pendant la négociation.</p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li><strong>Les écarts substantiels affectant la conception ou le fonctionnement de l’ouvrage</strong> (non-respect d’un élément essentiel du programme, impossibilité de répondre aux performances exigées)</li>
</ol>



<p>→ relèvent d’une <strong>offre inappropriée</strong>, devant être éliminée.</p>



<p>Nous avons attiré l’attention sur la jurisprudence constante (notamment <strong>CJCE, 4 juin 2009, aff. C-250/07</strong> et <strong>CE, 11 juillet 2018, n° 418021</strong>) selon laquelle une offre est inappropriée lorsqu’elle ne permet <strong>objectivement pas</strong> à l’acheteur de réaliser le projet envisagé.</p>



<p>À l’inverse, une offre irrégulière conserve une <strong>aptitude minimale à répondre aux besoins</strong>, même si elle comporte des lacunes.</p>



<p>Cette approche permet de <strong>sécuriser la phase de négociation</strong>, en s’assurant que seules les offres juridiquement négociables soient retenues.</p>



<p>Nous avons ainsi recommandé la tenue d’un <strong>entretien technique interne préalable</strong> entre les membres de la maîtrise d’ouvrage et le programmiste. Cela aide à mesurer concrètement l’impact de chaque écart identifié sur la faisabilité du projet.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>4 – Enseignements pour des cas similaires</strong></p>



<p>Cette affaire illustre la nécessité, avant toute négociation, de procéder à une <strong>qualification rigoureuse des offres</strong> sur le plan juridique et technique.</p>



<p>La tentation de « régulariser » une offre inappropriée, même partiellement, expose la procédure à un risque sérieux de recours pour rupture d’égalité ou méconnaissance des règles du Code.</p>



<p>Nous recommandons donc :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>d’instaurer une <strong>phase de revue interne</strong> avant la négociation, associant les services techniques et juridiques,</li>



<li>de <strong>documenter précisément</strong> la qualification retenue pour chaque offre dans le procès-verbal d’analyse,</li>



<li>et de <strong>tracer la justification</strong> des écarts afin de pouvoir démontrer, en cas de contentieux, la rationalité de la décision d’exclusion ou de négociation.</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Conclusion</strong></p>



<p>Qualifier correctement une offre comme inappropriée ou irrégulière n’est pas un exercice purement formel.</p>



<p>C’est une étape décisive de la stratégie de passation, qui conditionne la légalité et la crédibilité de la négociation.</p>



<p>Notre expérience montre que cette vigilance en amont prévient la plupart des litiges ultérieurs, souvent fondés sur la contestation du périmètre des candidats admis à négocier.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>À retenir</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une <strong>offre inappropriée</strong> ne peut <strong>jamais</strong> être régularisée ni négociée.</li>



<li>Seules les <strong>offres irrégulières ou inacceptables</strong> peuvent être corrigées avant ou pendant la négociation.</li>



<li>La <strong>traçabilité de la qualification des écarts</strong> est essentielle pour sécuriser la procédure.</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p>Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>
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		<title>Comment chiffrer les revenus indus d’une sous-location non autorisée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 11:26:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation. Introduction Il arrive que des locataires procèdent, sans autorisation du propriétaire, à la sous-location de leur logement via des plateformes de location en ligne. Au-delà de la violation contractuelle, cette pratique pose une question essentielle : comment le bailleur peut-il évaluer et réclamer les revenus [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-introduction"><strong>Introduction</strong></h3>



<p>Il arrive que des locataires procèdent, sans autorisation du propriétaire, à la sous-location de leur logement via des plateformes de location en ligne. Au-delà de la violation contractuelle, cette pratique pose une question essentielle : <strong>comment le bailleur peut-il évaluer et réclamer les revenus générés par cette sous-location non autorisée ?</strong></p>



<p>Notre cabinet a été confronté à ce type de situation. La restitution des fruits civils indûment perçus par le locataire constituait un enjeu central du dossier.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1-contexte-pratique"><strong>1 – Contexte pratique</strong></h2>



<p>Dans les faits que nous avons traités, un locataire avait mis en location, via une plateforme en ligne, un logement meublé. Ce logement lui avait été loué à titre de résidence principale.</p>



<p>Le bail interdisait expressément toute sous-location sans accord écrit du propriétaire.</p>



<p>Pourtant, plusieurs annonces, avis d’utilisateurs et paiements en ligne attestaient d’une exploitation régulière du bien pendant plusieurs années.</p>



<p>Après avoir constaté la sous-location par un huissier, le propriétaire a sollicité judiciairement la communication des relevés de transactions de la plateforme. Cela afin de <strong>quantifier les revenus perçus par le locataire</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2-problematique-juridique-rencontree"><strong>2 – Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p>La question essentielle portait sur la qualification juridique des sous-loyers et sur le droit du propriétaire à en obtenir restitution.</p>



<p>En application des <strong>articles 546 et 547 du Code civil</strong>, la propriété d’un bien donne droit sur tout ce qu’il produit, notamment sur les <em>fruits civils</em>.</p>



<p>Ces fruits correspondent aux revenus qu’un bien génère de manière périodique, tels que les loyers.</p>



<p>La jurisprudence a clairement consacré ce principe :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>Sauf autorisation du bailleur, les sous-loyers perçus par le preneur constituent des fruits civils qui appartiennent par accession au propriétaire</em> (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000039122828/">Cass. 3e civ., 12 sept. 2019, n°18-20.727, publié au bulletin</a>).</p>
</blockquote>



<p>Autrement dit, <strong>les loyers issus d’une sous-location illicite doivent être restitués au propriétaire</strong>, même si ce dernier n’a pas directement perçu les sommes.</p>



<p>Le locataire agit sans droit et encaisse des fruits qui, juridiquement, appartiennent à autrui.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>3 – Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p>Face à la réticence du locataire à produire ses justificatifs, nous avons sollicité une <strong>ordonnance avant-dire droit</strong> afin d’obtenir la communication forcée :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>des relevés de transactions émanant de la plateforme de location ;</li>



<li>des déclarations fiscales correspondantes ;</li>



<li>et des relevés bancaires retraçant les revenus tirés de cette activité.</li>
</ul>



<p>Ces éléments ont permis d’identifier le <strong>montant exact des fruits civils perçus illégalement</strong>.</p>



<p>Sur cette base, nous avons soutenu que :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li>Le locataire devait restituer l’intégralité des sommes perçues au titre du droit d’accession (art. 546 et 547 du Code civil) ;</li>



<li>La résistance abusive du locataire à produire les documents justifiait en outre une demande de dommages-intérêts complémentaires (art. 1240 du Code civil).</li>
</ol>



<p>Ce raisonnement a été validé par plusieurs juridictions. Elles considèrent que la restitution des sous-loyers est <strong>indépendante de tout lien contractuel</strong> entre le propriétaire et le sous-locataire, dès lors qu’elle procède du droit de propriété.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-4-enseignements-pour-des-cas-similaires"><strong>4 – Enseignements pour des cas similaires</strong></h2>



<p>Cette affaire illustre l’intérêt d’une approche probatoire structurée :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Constat d’huissier</strong> pour établir l’existence d’une sous-location ;</li>



<li><strong>Demande judiciaire de communication</strong> des relevés de plateforme pour chiffrer les gains ;</li>



<li><strong>Action en restitution</strong> fondée sur le droit d’accession ;</li>



<li><strong>Demande de dommages-intérêts</strong> en cas de mauvaise foi ou de résistance abusive.</li>
</ul>



<p>Au-delà du cas particulier, cette méthode permet à tout propriétaire confronté à une sous-location non autorisée de <strong>quantifier précisément son préjudice</strong>. Ainsi, il peut en obtenir la réparation intégrale.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p>Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>🏗️ Agence d’urbanisme : pourquoi la forme associative reste la référence juridique ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/10/21/forme-juridique-agence-urbanisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 20:24:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
		<category><![CDATA[Maîtres d’ouvrage publics]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actu-beton.fr/?p=544</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation. Introduction Lorsqu’un territoire s’engage dans la création d’une agence d’urbanisme, une question se pose très rapidement : faut-il opter pour une association loi 1901 ou pour un groupement d’intérêt public (GIP) ? Le Code de l’urbanisme autorise les deux formes, mais la pratique montre un [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-donnees-de-cette-affaire-ont-ete-modifiees-pour-anonymisation"><strong>Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation.</strong></h3>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-introduction"><strong>Introduction</strong></h3>



<p>Lorsqu’un territoire s’engage dans la création d’une agence d’urbanisme, une question se pose très rapidement : faut-il opter pour une <strong>association loi 1901</strong> ou pour un <strong>groupement d’intérêt public (GIP)</strong> ?</p>



<p>Le Code de l’urbanisme autorise les deux formes, mais la pratique montre un net déséquilibre en faveur du modèle associatif.</p>



<p>Pourquoi ce choix s’impose-t-il presque toujours ? Et quelles en sont les conséquences pratiques et juridiques ?</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1-contexte-pratique"><strong>1 – Contexte pratique</strong></h2>



<p>La création d’une agence d’urbanisme est une démarche structurée, encadrée par la <strong>note technique du 30 avril 2015 relative aux agences d’urbanisme</strong>. Cette note décrit les étapes préalables : mission exploratoire, étude de faisabilité, puis agrément par l’État.</p>



<p>Cette dernière phase conduit nécessairement les partenaires locaux (État, EPCI, communes, syndicats mixtes) à déterminer la <strong>forme juridique</strong> de la future agence.</p>



<p>Deux options s’offrent à eux conformément à l’article <strong><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043977955">L.132-6 du Code de l’urbanisme</a></strong> :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Les agences d’urbanisme peuvent être constituées sous forme d’association régie par la loi du 1er juillet 1901 ou sous la forme d’un groupement d’intérêt public. »</p>
</blockquote>



<p>Sur le papier, ces deux statuts paraissent équivalents.</p>



<p>En pratique, <strong>l’ensemble des agences existantes en France</strong> (près d’une cinquantaine à ce jour) ont choisi la <strong>forme associative</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2-problematique-juridique-rencontree"><strong>2 – Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p>Le choix du statut de l’agence n’est pas anodin : il détermine</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>gouvernance</strong> de la structure,</li>



<li>le <strong>régime comptable et financier</strong>,</li>



<li>les <strong>conditions d’emploi du personnel</strong>,</li>



<li>et les <strong>relations contractuelles</strong> entre les membres fondateurs.</li>
</ul>



<p>Les élus qui portent un projet d’agence d’urbanisme s’interrogent souvent sur la <strong>sécurité juridique</strong> et la <strong>souplesse de gestion</strong> qu’offre chaque formule.</p>



<p>Le GIP présente une apparence de stabilité institutionnelle, mais il s’accompagne d’un contrôle administratif renforcé. Cette structure a une lourdeur de fonctionnement peu compatible avec la vocation partenariale et agile d’une agence.</p>



<p>À l’inverse, l’association loi 1901, bien que relevant du droit privé, permet une <strong>souplesse organisationnelle</strong> et une <strong>rapidité de mise en œuvre</strong>. Elle offre un cadre conforme aux exigences de transparence imposées par les financeurs publics.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>3 – Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p>Notre cabinet a recommandé, dans le dossier étudié, de <strong>retenir la forme associative</strong> pour trois raisons principales, à la fois juridiques et opérationnelles.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-un-cadre-legal-clair-et-eprouve"><strong>a) Un cadre légal clair et éprouvé</strong></h3>



<p>L’article <strong>L.132-6</strong> du Code de l’urbanisme prévoit expressément la possibilité d’une association.</p>



<p>Selon les travaux de la Fédération nationale des agences d’urbanisme (FNAU), <strong>toutes les agences existantes</strong> (Brest, Lille, Lyon, Metz, etc.) ont adopté cette structure. Cela constitue un précédent solide.</p>



<p>Ce choix garantit une compatibilité avec les modalités d’agrément délivré par la <strong>DGALN</strong> et la <strong>FNAU</strong>. Ces instances reconnaissent la forme associative comme modèle de référence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-b-un-regime-comptable-adapte-au-financement-public"><strong>b) Un régime comptable adapté au financement public</strong></h3>



<p>Les associations recevant des subventions publiques supérieures à <strong>153 000 €</strong> sont soumises à l’article <strong>L.612-4 du Code de commerce</strong>.</p>



<p>Elles doivent établir un <strong>bilan</strong>, un <strong>compte de résultat</strong>, et une <strong>annexe</strong>, sous le contrôle d’un <strong>commissaire aux comptes</strong>.</p>



<p>Ce régime assure la <strong>transparence financière exigée par l’État et les collectivités</strong>, sans imposer les contraintes de la comptabilité publique.</p>



<p>Il permet également la perception de subventions d’État dans le cadre du programme 135 (« Urbanisme, territoires et amélioration de l’habitat »), conformément à la note technique du 30 avril 2015.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-c-un-cadre-souple-pour-la-gestion-du-personnel"><strong>c) Un cadre souple pour la gestion du personnel</strong></h3>



<p>L’association permet de recruter du personnel de droit privé, tout en accueillant des agents publics mis à disposition ou détachés. Ceci est conformément aux articles <strong>L.512-6 et suivants du Code général de la fonction publique</strong>.</p>



<p>Ce régime mixte facilite le fonctionnement partenarial. L’État, les EPCI et les communes peuvent y affecter temporairement leurs agents sans rupture statutaire. Cela permet à la direction de l’agence de constituer une équipe opérationnelle sous contrat de droit privé.</p>



<p>Cette flexibilité serait beaucoup plus restreinte dans un GIP, soumis à un régime de quasi-fonction publique.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-4-enseignements-pour-des-cas-similaires"><strong>4 – Enseignements pour des cas similaires</strong></h2>



<p>L’expérience montre que la <strong>forme associative</strong> demeure le modèle le plus efficace pour concilier :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>pluralité des partenaires</strong> (État, collectivités, établissements publics, acteurs économiques) ;</li>



<li><strong>agilité de gouvernance</strong>, via un conseil d’administration à représentation équilibrée ;</li>



<li><strong>sécurité juridique</strong>, grâce à un cadre législatif éprouvé et un contrôle financier suffisant sans rigidité excessive.</li>
</ul>



<p>La forme du GIP peut théoriquement convenir à des projets très institutionnalisés ou à forte implication de l’État, mais elle n’apporte <strong>aucune plus-value opérationnelle</strong> pour une agence d’urbanisme.</p>



<p>Elle tend, au contraire, à ralentir le processus de création en multipliant les autorisations et conventions.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-conclusion"><strong>Conclusion</strong></h2>



<p>En définitive, le choix de la <strong>forme associative</strong> pour la création d’une agence d’urbanisme ne résulte pas d’une simple habitude. Il s’agit d’un <strong>choix juridique raisonné</strong>.</p>



<p>Ce statut répond à la double exigence d’efficacité et de sécurité financière, tout en respectant la gouvernance partenariale exigée par le Code de l’urbanisme.</p>



<p>C’est pourquoi, en pratique, l’association reste — et restera sans doute — la référence pour les collectivités souhaitant mutualiser leurs outils d’ingénierie urbaine.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nbsp"><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f9ed.png" alt="🧭" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />&nbsp;</strong></h3>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir"><strong>À retenir</strong></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le Code de l’urbanisme autorise deux formes juridiques, mais <strong>la pratique privilégie systématiquement l’association loi 1901</strong>.</li>



<li>Le <strong>régime comptable et le contrôle financier</strong> des associations garantissent la transparence requise sans alourdir la gestion.</li>



<li>La <strong>souplesse de gestion du personnel</strong> rend ce modèle mieux adapté au partenariat État/collectivités.</li>
</ul>



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<h3 class="wp-block-heading" id="h-cet-article-propose-une-analyse-juridique-generale-il-ne-remplace-pas-un-conseil-adapte-a-votre-situation-particuliere"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</h3>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p>Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>
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		<item>
		<title>Quand la vente devient-elle parfaite malgré le refus du vendeur public de signer l’acte authentique ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/10/21/vente-parfaite-promesse-unilaterale-ca-rouen-2023/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 17:18:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
		<category><![CDATA[Maîtres d’ouvrage publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cour d’appel de Rouen, 1re chambre civile, 5 juillet 2023, n° 23/00752 (Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation.) Introduction Lorsqu’un établissement public vend un bien immobilier déclassé, il agit en dehors de son domaine public, selon les règles de droit privé. Mais que se passe-t-il lorsque ce vendeur public, après avoir [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><a href="https://www.courdecassation.fr/decision/64a7b2453bcaf505db696ac6">Cour d’appel de Rouen, 1re chambre civile, 5 juillet 2023, n° 23/00752</a></em></p>



<p><em>(Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation.)</em></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-introduction"><strong>Introduction</strong></h3>



<p>Lorsqu’un établissement public vend un bien immobilier déclassé, il agit en dehors de son domaine public, selon les règles de droit privé. Mais que se passe-t-il lorsque ce vendeur public, après avoir signé une promesse unilatérale de vente, refuse finalement de régulariser l’acte authentique ?</p>



<p>Peut-il se rétracter en invoquant la caducité d’une condition suspensive ?</p>



<p>La <strong>Cour d’appel de Rouen</strong>, dans un arrêt du <strong>5 juillet 2023</strong>, a apporté une réponse claire : la vente était <strong>parfaite</strong>, et l’hôpital <strong>contraint de signer</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1-contexte-pratique"><strong>1 – Contexte pratique</strong></h2>



<p>Le dossier concernait un <strong>centre hospitalier</strong> ayant promis de vendre à un particulier — puis à une société substituée  — un <strong>ensemble immobilier déclassé</strong> pour un prix de <strong>540 000 €</strong>.</p>



<p>La promesse, reçue par acte notarié, contenait une <strong>condition suspensive d’obtention d’un financement par crédit-bail</strong>. Elle était rédigée <strong>au seul bénéfice du bénéficiaire</strong>.</p>



<p>Après prorogation du délai, l’acquéreur avait <strong>levé l’option dans les temps</strong>, les fonds ayant été déposés chez le notaire.</p>



<p>Mais le <strong>centre hospitalier refusa de se présenter à la signature</strong>. Il arguait de la <strong>caducité de la promesse</strong> au motif que le financement n’avait pas été justifié dans le délai imparti.</p>



<p>En première instance, le <strong>tribunal judiciaire de Rouen</strong> donna raison à l’hôpital : la promesse aurait expiré.</p>



<p>L’affaire fut portée devant la <strong>Cour d’appel</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2-problematique-juridique-rencontree"><strong>2 – Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p>La question était double :</p>



<p>1&#x20e3; Le vendeur public pouvait-il <strong>invoquer la condition suspensive</strong> de financement stipulée <strong>au seul profit de l’acquéreur</strong> ?</p>



<p>2&#x20e3; À défaut de renonciation expresse à cette condition, la vente pouvait-elle être considérée comme <strong>parfaite</strong> après la levée de l’option ?</p>



<p>Le <strong>centre hospitalier</strong> soutenait que la promesse était devenue caduque. Cela était dû au fait que l’acquéreur n’avait pas obtenu ou notifié son financement avant le 15 décembre 2021.</p>



<p>La <strong>société bénéficiaire</strong> répliquait que cette condition ne visait qu’à la protéger, non à protéger le vendeur. Son silence valait renonciation implicite à cette condition, et la vente devait être déclarée parfaite dès la levée d’option.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>3 – Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p>Nous avons démontré que la <strong>condition suspensive de financement</strong> ne pouvait <strong>jamais être invoquée par le vendeur</strong>. Cela est vrai dès lors qu’elle avait été stipulée <strong>au bénéfice exclusif de l’acquéreur</strong> (article 1304-1 du Code civil).</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f539.png" alt="🔹" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>Principe :</strong> celui pour qui la condition est stipulée peut y renoncer, même tacitement.</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f539.png" alt="🔹" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>Conséquence :</strong> à défaut pour le bénéficiaire de s’en prévaloir dans le délai imparti, <strong>il est réputé y avoir renoncé</strong>.</p>
</blockquote>



<p>C’est précisément ce que la Cour a retenu.</p>



<p>Elle a constaté que l’acquéreur <strong>ne s’était pas prévalu du non-accomplissement de la condition</strong>. Au contraire, il avait <strong>levé l’option d’achat dans les délais</strong>, après dépôt des fonds.</p>



<p>Ainsi, <strong>la condition suspensive ne pouvait produire aucun effet de caducité</strong> au profit du vendeur.</p>



<p>La Cour en a déduit que <strong>la vente était parfaite</strong> dès la levée d’option, conformément à l’article 1124 du Code civil :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« La promesse unilatérale vaut vente dès que le bénéficiaire a, dans le délai imparti, manifesté sa volonté d’acquérir. »</p>
</blockquote>



<p>La Cour d’appel a donc <strong>infirmé le jugement de première instance</strong> et a :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>déclaré la vente parfaite</strong>,</li>



<li><strong>enjoint l’hôpital à signer l’acte authentique dans un délai de trois mois</strong>,</li>



<li>précisé qu’à défaut, <strong>l’arrêt vaudrait lui-même vente</strong>, publié au service de la publicité foncière.</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-4-enseignements-pour-des-cas-similaires"><strong>4 – Enseignements pour des cas similaires</strong></h2>



<p>Cet arrêt livre plusieurs enseignements essentiels pour les praticiens :</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f539.png" alt="🔹" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>1. La personne publique est un vendeur comme un autre.</strong></p>



<p>Dès lors qu’elle cède un bien relevant de son domaine privé, elle est tenue par les obligations du droit civil.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f539.png" alt="🔹" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>2. La condition suspensive protège uniquement son bénéficiaire.</strong></p>



<p>Le vendeur ne peut pas détourner cette clause pour se libérer de son engagement.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f539.png" alt="🔹" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <strong>3. La levée d’option forme la vente.</strong></p>



<p>Dès que le bénéficiaire manifeste sa volonté d’acquérir, la promesse unilatérale devient vente parfaite. Le vendeur ne peut plus se rétracter, même s’il s’agit d’un établissement public.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-conclusion"><strong>Conclusion</strong></h3>



<p>La Cour d’appel de Rouen rappelle avec force que la <strong>force obligatoire du contrat</strong> (art. 1103 C. civ.) s’impose à tous, y compris aux personnes publiques.</p>



<p>Un vendeur ne saurait opposer à son cocontractant une condition suspensive qu’il n’a pas vocation à invoquer.</p>



<p>La <strong>vente parfaite</strong> lie définitivement les parties. L’arrêt d’appel, en ordonnant la régularisation forcée, rétablit la sécurité juridique des transactions immobilières avec des acteurs publics.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir"><strong>À retenir</strong></h2>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Une condition suspensive stipulée au seul bénéfice de l’acquéreur ne peut être invoquée par le vendeur.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> À défaut de notification contraire, le silence du bénéficiaire vaut renonciation tacite.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2705.png" alt="✅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Une fois l’option levée, la promesse unilatérale devient une vente parfaite : la signature authentique n’est qu’une formalité.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</p>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p>Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>



<p></p>
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