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	<title>IMMO Archives - Actu Béton</title>
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	<description>Actualités et analyses juridiques en droit de la construction, de l’immobilier et de l’urbanisme</description>
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	<title>IMMO Archives - Actu Béton</title>
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	<item>
		<title>Risque d&#8217;effondrement et inaction du voisin : agir sans attendre le dommage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 19:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Référence Cour de cassation, troisième chambre civile, 5 mars 2026, n° 23-20.575 Une opération adossée à un dénivelé. Un fonds voisin dont l&#8217;état menace d&#8217;évoluer mal — un talus qui s&#8217;effrite, un ouvrage qui se dégrade, des fondations sous-dimensionnées de l&#8217;autre côté de la limite séparative. L&#8217;expertise confirme le risque pour les constructions édifiées, mais [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1049" class="elementor elementor-1049" data-elementor-post-type="post">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-1b42ec1 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="1b42ec1" data-element_type="section" data-e-type="section">
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<div style="background:#f4f0e8;border-left:3px solid #b8924a;padding:18px 24px;margin:0 0 32px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:600;margin-bottom:6px">Référence</div>
  <div style="font-size:15px;color:#3e3a34;line-height:1.5"><a href="https://www.courdecassation.fr/decision/69a94f5ccdc6046d4794236e" target="_blank" style="color:#3e3a34;text-decoration:underline;text-decoration-color:#b8924a">Cour de cassation, troisième chambre civile, 5 mars 2026, n° 23-20.575</a></div>
</div>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Une opération adossée à un dénivelé. Un fonds voisin dont l'état menace d'évoluer mal — un talus qui s'effrite, un ouvrage qui se dégrade, des fondations sous-dimensionnées de l'autre côté de la limite séparative. L'expertise confirme le risque pour les constructions édifiées, mais le voisin refuse les travaux qui seuls écarteraient la menace. Aucun préjudice n'est encore matérialisé. Faut-il attendre qu'il survienne pour agir ?</p>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">La troisième chambre civile de la Cour de cassation répond clairement, dans une décision du 5 mars 2026 : non. Le <strong style="color:#0c0b09">risque avéré</strong> est, en lui-même, un trouble anormal de voisinage. Et il fonde une obligation de faire à la charge du voisin qui s'en abstient.</p>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Les faits : deux fonds voisins, un talus, un refus</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">En l'espèce, deux sociétés voisines. La première, propriétaire du fonds <strong style="color:#0c0b09">supérieur</strong>, y édifie en 2014 des constructions et installe un mur de soutènement en limite séparative. Quelques mois plus tard, le talus situé sur la parcelle <strong style="color:#0c0b09">inférieure</strong> du voisin subit un éboulement.</p>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Une expertise judiciaire est ordonnée. Conclusion : pour écarter tout risque d'effondrement futur — en particulier en cas de fortes pluies — des travaux de consolidation doivent être réalisés sur le talus, donc sur le fonds inférieur. Le propriétaire de ce fonds refuse. Assigné aux fins d'y être contraint sous astreinte, il convainc la cour d'appel de Fort-de-France : aucun désordre n'est actuellement constaté sur le fonds supérieur, les constructions sont en bon état, partant aucun trouble n'est actionnable. La Cour de cassation censure.</p>

<div style="background:#f4f0e8;border:1px solid rgba(184,146,74,0.35);border-left:4px solid #b8924a;padding:20px 26px;margin:30px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:700;margin-bottom:8px">Le point clé</div>
  <div style="font-size:15px;line-height:1.65;color:#0c0b09">Un risque qualifié par expertise — fût-il non encore matérialisé en dommage — est en lui-même un trouble anormal de voisinage. La condamnation du voisin à exécuter les travaux peut être obtenue avant l'effondrement.</div>
</div>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">La question</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Un risque avéré de dommage — entendu comme un risque sérieux et qualifié, distinct d'un simple aléa — peut-il, en l'absence de tout préjudice déjà réalisé, caractériser un trouble anormal de voisinage et fonder une condamnation à faire ?</p>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Le raisonnement de la Cour</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">La règle est connue, désormais codifiée à l'article 1253 du Code civil depuis la loi du 15 avril 2024 : <em>« nul ne doit causer à autrui un trouble excédant les inconvénients normaux du voisinage »</em>. Régime de responsabilité <strong style="color:#0c0b09">objective</strong>, indifférent à la faute : le seul caractère anormal du trouble suffit à engager le voisin.</p>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">L'intérêt de l'arrêt tient au déplacement du curseur. La cour d'appel raisonnait sur un mode très orthodoxe — pas de dommage actuel, donc pas de trouble actionnable. La Cour de cassation lui reproche précisément cet arrêt prématuré et lui enjoint de rechercher si l'absence des travaux de consolidation ne faisait pas courir un <strong style="color:#0c0b09">risque avéré</strong> de dommages excédant les inconvénients normaux du voisinage.</p>

<blockquote style="background:#faf8f4;border-left:3px solid #b8924a;padding:18px 24px;margin:24px 0;font-style:italic;color:#3e3a34;font-size:15px;line-height:1.7">« En se déterminant ainsi, sans rechercher, comme il le lui était demandé, si l'absence de réalisation des travaux de consolidation du talus n'était pas de nature à faire courir un risque avéré de dommages sur le terrain voisin, excédant les inconvénients normaux du voisinage, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision. »</blockquote>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">La solution s'inscrit dans une tendance déjà perceptible — la jurisprudence admet de longue date, sur certains terrains particuliers (risque sismique, ouvrages menaçant ruine, expositions environnementales), que l'exposition à un risque qualifié puisse à elle seule caractériser le trouble anormal. L'arrêt du 5 mars 2026 transpose la solution aux configurations de terrains en pente, fréquentes dès qu'une opération s'adosse à un coteau, à un talus ou à un dénivelé urbain.</p>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Le sens du dénivelé n'est pas un argument</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">L'intuition voudrait que le trouble vienne toujours du fonds supérieur — ruissellement, surcharge, déversement. La présente affaire renverse la perspective : c'est l'instabilité du fonds <strong style="color:#0c0b09">inférieur</strong> qui menace les ouvrages bâtis sur le fonds <strong style="color:#0c0b09">supérieur</strong>. La Cour ne s'arrête pas à ce paramètre topographique. Ce qui compte, c'est l'identification de celui qui crée le risque et de celui qui est en mesure de le faire cesser.</p>

<div style="background:#f4f0e8;border:1px solid rgba(184,146,74,0.35);border-left:4px solid #b8924a;padding:20px 26px;margin:30px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:700;margin-bottom:8px">À retenir pour les professionnels de l'immobilier</div>
  <div style="font-size:15px;line-height:1.65;color:#0c0b09">Lorsque l'état d'un fonds voisin met en péril un actif bâti, le risque avéré — démontré par expertise — suffit à obtenir la condamnation du voisin à exécuter les travaux. Inutile d'attendre la matérialisation du dommage.</div>
</div>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">La trajectoire procédurale</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">La séquence gagne en lisibilité. Trois temps :</p>

<ul style="margin:0 0 20px 0;padding-left:0;list-style:none">
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>Une <strong style="color:#0c0b09">expertise judiciaire</strong> sollicitée au plus tôt sur le fondement de l'article 145 du Code de procédure civile. Elle est le point de bascule : c'est elle qui transforme une crainte en risque <em>avéré</em>, qualifié et opposable.</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>Une action au fond, sur la base du rapport, en condamnation du voisin à exécuter les travaux préconisés, assortie d'une <strong style="color:#0c0b09">astreinte</strong> dimensionnée à hauteur de l'enjeu.</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>Un travail de preuve en amont, soigné : constats d'huissier, relevés photographiques datés, rapports techniques privés, mises en demeure restées sans suite. Autant d'éléments qui consolideront la démonstration du caractère <em>avéré</em> du risque.</li>
</ul>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Le défendeur ne pourra plus se retrancher derrière l'absence de préjudice actuel : la Cour de cassation l'écarte explicitement. Un point demeure à surveiller — la <strong style="color:#0c0b09">prescription</strong>. L'action en trouble anormal de voisinage se prescrit par cinq ans à compter de la connaissance du trouble (article 2224 du Code civil). Sur un risque évolutif, le point de départ se prête au débat ; raison supplémentaire de figer rapidement la situation par l'expertise.</p>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Sur ce contentieux des voisinages immobiliers à risque — ouvrages en limite séparative, instabilité de talus, fondations contestées —, le cabinet DELCADE intervient régulièrement auprès des opérateurs des Hauts-de-France, du référé-expertise jusqu'à l'exécution de la décision.</p>

<div style="background:#f4f0e8;border:1px solid rgba(184,146,74,0.35);border-left:4px solid #b8924a;padding:20px 26px;margin:30px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:700;margin-bottom:8px">En pratique</div>
  <div style="font-size:15px;line-height:1.65;color:#0c0b09">Dès qu'un risque sérieux est perçu côté voisin, la première décision utile est de saisir le juge des référés d'une demande d'expertise. C'est elle qui change la nature du dossier.</div>
</div>

<div style="background:#0c0b09;padding:40px 32px;margin:48px 0 0 0;text-align:center">
  <div style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:25px;font-weight:600;color:#faf8f4;margin-bottom:12px">Ce point précis se joue sur votre dossier</div>
  <p style="font-size:14px;color:#9e9488;line-height:1.65;margin-bottom:28px;max-width:480px;margin-left:auto;margin-right:auto">Chaque situation a ses spécificités. Deux façons d'avoir une lecture claire de la vôtre, gratuitement et sans engagement :</p>
  <div style="display:flex;flex-wrap:wrap;gap:14px;justify-content:center;margin-bottom:22px">
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</div>

</div>				</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Marchand de biens, investisseur, vendeur-rénovateur : la clause de non-garantie des vices cachés ne tient plus si vous avez fait les travaux</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2026/05/24/clause-non-garantie-vices-caches-vendeur-travaux/</link>
					<comments>https://actu-beton.fr/2026/05/24/clause-non-garantie-vices-caches-vendeur-travaux/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 05:36:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Référence Cour de cassation, 3e chambre civile, 13 novembre 2025, n° 24-11.221, F-D, rejet Vous avez acheté un bien, vous l&#8217;avez rénové vous-même — extension, charpente, salle de bains, réseaux — puis revendu. L&#8217;acte authentique comportait la clause classique excluant la garantie des vices cachés. Vous pensiez l&#8217;opération sécurisée. La troisième chambre civile, dans un [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1031" class="elementor elementor-1031" data-elementor-post-type="post">
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<div style="background:#f4f0e8;border-left:3px solid #b8924a;padding:18px 24px;margin:0 0 32px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:600;margin-bottom:6px">Référence</div>
  <div style="font-size:15px;color:#3e3a34;line-height:1.5"><a href="https://www.courdecassation.fr/decision/691596265cc9fa7cae5a925d" target="_blank" style="color:#3e3a34;text-decoration:underline;text-decoration-color:#b8924a">Cour de cassation, 3e chambre civile, 13 novembre 2025, n° 24-11.221, F-D, rejet</a></div>
</div>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Vous avez acheté un bien, vous l'avez rénové vous-même — extension, charpente, salle de bains, réseaux — puis revendu. L'acte authentique comportait la clause classique excluant la garantie des vices cachés. Vous pensiez l'opération sécurisée. La troisième chambre civile, dans un arrêt du 13 novembre 2025, vient rappeler que cette clause ne vous protège pas : un <strong style="color:#0c0b09">vendeur qui a réalisé les travaux</strong> à l'origine des désordres est traité comme un professionnel, et la présomption de connaissance des <strong style="color:#0c0b09">vices cachés</strong> rend la clause inopposable.</p>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Le schéma opérationnel que la décision met à mal</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Le modèle est classique : marchand de biens, investisseur en sortie d'opération de portage, SCI patrimoniale, particulier en stratégie « achat-rénovation-revente ». On acquiert un bien à fort potentiel, on conduit le chantier — parfois en direct, parfois en pilotant des artisans, souvent les deux — puis on revend avec plus-value. La clause de non-garantie des vices cachés figure dans l'acte notarié au titre des sécurisations standard. C'est précisément cette sécurisation que l'arrêt commenté vient priver d'effet, sur la base d'une jurisprudence désormais bien établie mais que beaucoup d'opérateurs sous-estiment.</p>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Les faits</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Vente d'une maison d'habitation en juillet 2018, prix 120 000 euros. Les acquéreurs constatent rapidement une série de désordres : affaissement géotechnique aggravé d'infiltrations en buanderie, non-respect des normes parasismiques lors d'une extension, défauts de structure affectant charpente et poutres des chambres, défaillance des évacuations de la salle de bains, absence d'eau chaude en cuisine. Au cours de l'expertise, le vendeur déclare avoir mené sur le bien <strong style="color:#0c0b09">douze à treize ans de travaux</strong>, dont certains sur la structure. La cour d'appel de Colmar prononce la résolution de la vente, ordonne la restitution du prix et condamne les vendeurs au paiement des frais de notaire, des travaux de reprise provisoire, des frais bancaires, d'assurance et d'huissier, ainsi qu'à 15 000 euros pour trouble de jouissance. Pourvoi des vendeurs : ils ne sont pas professionnels de la construction et n'avaient aucune <em>compétence particulière</em> ; la clause devait jouer.</p>

<div style="background:#f4f0e8;border:1px solid rgba(184,146,74,0.35);border-left:4px solid #b8924a;padding:20px 26px;margin:30px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:700;margin-bottom:8px">Le point clé</div>
  <div style="font-size:15px;line-height:1.65;color:#0c0b09">Faire les travaux soi-même, c'est devenir responsable comme un professionnel. La clause de non-garantie ne couvre plus rien sur ces travaux.</div>
</div>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">La règle confirmée</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">L'article 1643 du code civil autorise une clause excluant la garantie des vices cachés, mais réserve l'hypothèse du vendeur qui les connaissait. L'article 1645 frappe le vendeur de mauvaise foi d'une indemnisation intégrale. La jurisprudence a, de longue date, construit une présomption irréfragable de connaissance des vices à l'encontre du vendeur professionnel — et l'a étendue, depuis un arrêt de principe du 26 février 1980, à celui qui a réalisé lui-même les travaux à l'origine des désordres, alors même qu'il n'est pas professionnel du bâtiment. Les arrêts publiés des 9 février 2011, 10 juillet 2013 et 19 octobre 2023 ont consolidé la ligne. La décision du 13 novembre 2025 vient la confirmer une fois encore, dans des termes nets :</p>

<blockquote style="background:#faf8f4;border-left:3px solid #b8924a;padding:18px 24px;margin:24px 0;font-style:italic;color:#3e3a34;font-size:15px;line-height:1.7">« Est assimilé au vendeur professionnel celui qui, sans être un professionnel de la construction, a réalisé lui-même les travaux à l'origine des vices de la chose vendue, de sorte que, tenu de connaître les vices, il ne peut se prévaloir d'une clause limitative ou exclusive de garantie des vices cachés. »</blockquote>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Deux enseignements à dégager. <strong style="color:#0c0b09">Premièrement</strong>, l'assimilation ne suppose aucune compétence technique particulière. Le pourvoi tentait d'imposer à la cour d'appel de rechercher si les vendeurs disposaient de « compétences particulières en matière de construction » ; la Cour de cassation balaye l'argument. L'imputation matérielle des travaux suffit : peu importe le savoir-faire réel, peu importe que les travaux aient été menés en bricoleur du dimanche ou en homme de l'art autodidacte. <strong style="color:#0c0b09">Deuxièmement</strong>, la corrélation entre les travaux du vendeur et les désordres se prouve par les éléments du dossier — ici, la déclaration du vendeur en expertise sur l'ampleur des travaux et leur emprise sur la structure, rapprochée des désordres constatés, suffit. La Cour ne s'oblige pas à un inventaire poste par poste.</p>

<div style="background:#f4f0e8;border:1px solid rgba(184,146,74,0.35);border-left:4px solid #b8924a;padding:20px 26px;margin:30px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:700;margin-bottom:8px">À retenir pour les professionnels de l'immobilier</div>
  <div style="font-size:15px;line-height:1.65;color:#0c0b09">Si vous avez touché à la structure du bien que vous vendez, la clause de non-garantie est cosmétique. Le risque financier reste entier : prix, frais, dommages-intérêts.</div>
</div>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">L'addition</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Sur un prix de vente de 120 000 euros, les vendeurs voient l'opération annulée, doivent restituer le prix, supporter les frais de notaire, les travaux conservatoires, les frais bancaires et d'assurance liés à l'acquisition manquée des acheteurs, les frais d'huissier, et verser 15 000 euros au titre du trouble de jouissance — auxquels s'ajoutent 3 000 euros au titre de l'article 700. La sanction est exactement celle qu'envisage l'article 1645 du code civil : indemnisation intégrale du préjudice de l'acquéreur, parce que le vendeur est réputé connaître les vices.</p>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Ce qu'il faut faire en pratique</h2>

<ul style="margin:0 0 20px 0;padding-left:0;list-style:none">
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>Sur les postes structurels (fondations, charpente, extension, parasismique, réseaux enterrés), faire intervenir des entreprises assurées en responsabilité décennale et conserver factures, attestations d'assurance et procès-verbaux de réception. C'est la seule manière de transférer le risque, pas la clause notariée.</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>Documenter précisément, dans l'acte de vente, la nature et l'ampleur des travaux réalisés et par qui. Une information loyale et exhaustive de l'acquéreur réduit son fondement à invoquer le vice caché — l'article 1642 du code civil exigeant le caractère <em>caché</em> du vice.</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>Côté acquéreur, sécuriser dès l'expertise les déclarations du vendeur sur les travaux qu'il a personnellement menés. Comme dans l'arrêt commenté, c'est la pièce qui fait basculer le dossier.</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>Surveiller le délai de l'action : deux ans à compter de la découverte du vice (article 1648 du code civil). L'expertise judiciaire interrompt ce délai, encore faut-il l'avoir engagée à temps.</li>
</ul>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Le contentieux du <strong style="color:#0c0b09">vendeur ayant réalisé les travaux à l'origine des vices cachés</strong> est devenu un terrain stable, à la jurisprudence consolidée. C'est une matière que le cabinet mobilise régulièrement à Lille et dans les Hauts-de-France, aussi bien pour défendre les opérateurs immobiliers en sortie d'opération que pour assister les acquéreurs qui découvrent les désordres après la signature.</p>

<div style="background:#0c0b09;padding:40px 32px;margin:48px 0 0 0;text-align:center">
  <div style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:25px;font-weight:600;color:#faf8f4;margin-bottom:12px">Ce point précis se joue sur votre dossier</div>
  <p style="font-size:14px;color:#9e9488;line-height:1.65;margin-bottom:28px;max-width:480px;margin-left:auto;margin-right:auto">Chaque situation a ses spécificités. Deux façons d'avoir une lecture claire de la vôtre, gratuitement et sans engagement :</p>
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		</section>
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		<title>Acquéreur condamné à payer la commission d&#8217;agence : à quelles conditions ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 10:23:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Acquéreur condamné à payer la commission d&#8217;agence : à quelles conditions ? Référence Cour de cassation, 3e chambre civile, 7 mai 2026, n° 24-10.637, FS-B Vous êtes promoteur, marchand de biens ou investisseur. Vous visitez un bien présenté par une agence mandatée par le vendeur — mandat non exclusif, commission contractuellement mise à votre charge [&#8230;]</p>
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<title>Acquéreur condamné à payer la commission d&rsquo;agence : à quelles conditions ?</title>
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<div style="background:#faf8f4;padding:48px 44px;border-radius:4px;max-width:820px;margin:0 auto">

<div style="background:#f4f0e8;border-left:3px solid #b8924a;padding:18px 24px;margin:0 0 32px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:600;margin-bottom:6px">Référence</div>
  <div style="font-size:15px;color:#3e3a34;line-height:1.5">Cour de cassation, 3<sup>e</sup> chambre civile, 7 mai 2026, n° 24-10.637, FS-B</div>
</div>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Vous êtes promoteur, marchand de biens ou investisseur. Vous visitez un bien présenté par une agence mandatée par le vendeur — mandat non exclusif, commission contractuellement mise à votre charge — puis vous rouvrez la négociation directement avec le vendeur quelques semaines plus tard. Le prix baisse, l&rsquo;agence n&rsquo;apparaît plus à l&rsquo;acte. La question revient à chaque opération : un <strong style="color:#0c0b09">acquéreur</strong>, sans contrat avec l&rsquo;agence, peut-il vraiment être <strong style="color:#0c0b09">condamné</strong> à lui payer la <strong style="color:#0c0b09">commission</strong> ? La troisième chambre civile de la Cour de cassation, dans son arrêt du 7 mai 2026, en redonne la mesure exacte.</p>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Les faits jugés</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Le 5 avril 2018, l&rsquo;enseigne Concorde Immobilier (société Maya) fait visiter une villa à un couple. Elle agit en vertu d&rsquo;un mandat de vente non exclusif que lui ont confié les vendeurs, prévoyant une commission de 6 % du prix de vente — fixé à 2 990 000 € — mise à la charge de l&rsquo;acquéreur. Le 29 août 2018, la vente est conclue directement entre vendeurs et acquéreurs au prix de 2 500 000 €. L&rsquo;acte authentique ne mentionne pas l&rsquo;agence.</p>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">L&rsquo;agence assigne en réparation. La cour d&rsquo;appel d&rsquo;Aix-en-Provence (25 octobre 2023) condamne les acquéreurs <em>in solidum</em> à 150 000 € — soit 6 % du prix de vente effectif, c&rsquo;est-à-dire la commission que l&rsquo;agence aurait perçue si la vente avait été conclue par son entremise. La Cour de cassation rejette le pourvoi.</p>

<div style="background:#f4f0e8;border:1px solid rgba(184,146,74,0.35);border-left:4px solid #b8924a;padding:20px 26px;margin:30px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:700;margin-bottom:8px">À retenir pour les professionnels de l&rsquo;immobilier</div>
  <div style="font-size:15px;line-height:1.65;color:#0c0b09">Vous visitez un bien par agence puis vous signez en direct avec le vendeur quelques semaines plus tard. Vous pouvez être condamné à payer l&rsquo;intégralité de la commission, même sans avoir rien signé avec l&rsquo;agence. La Cour de cassation l&rsquo;a redit le 7 mai 2026.</div>
</div>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Le fondement : responsabilité délictuelle du tiers complice</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">L&rsquo;acquéreur n&rsquo;a rien signé avec l&rsquo;agence. Le fondement de la condamnation n&rsquo;est donc pas contractuel : il est <strong style="color:#0c0b09">délictuel</strong>. La Cour le rattache aux articles 1200 et 1240 du Code civil, articulés avec la loi Hoguet (article 6 de la loi du 2 janvier 1970 et article 73 du décret du 20 juillet 1972, qui encadrent l&rsquo;activité d&rsquo;agent immobilier).</p>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">La règle, posée dès l&rsquo;arrêt d&rsquo;assemblée plénière du 9 mai 2008 (n° 07-12.449), est constante : le tiers à un contrat qui se rend complice de la violation par une partie de ses obligations contractuelles engage sa responsabilité délictuelle. Appliquée à l&rsquo;immobilier, elle vise l&rsquo;acquéreur dont le comportement prive l&rsquo;agent immobilier de la commission à laquelle il aurait eu droit. L&rsquo;arrêt du 7 mai 2026 la reformule clairement :</p>

<blockquote style="background:#faf8f4;border-left:3px solid #b8924a;padding:18px 24px;margin:24px 0;font-style:italic;color:#3e3a34;font-size:15px;line-height:1.7">« Si l&rsquo;acquéreur n&rsquo;est pas partie au contrat de mandat, il est susceptible d&rsquo;engager sa responsabilité délictuelle à l&rsquo;égard de l&rsquo;agent immobilier, lorsque, par son comportement fautif, il lui a fait perdre sa commission et […] tel est le cas lorsque l&rsquo;absence de droit à rémunération de l&rsquo;agent immobilier procède de manœuvres frauduleuses. »</blockquote>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Le mot pèse : il faut une <strong style="color:#0c0b09">faute</strong>. Et, dans le cadre d&rsquo;un mandat <em>non exclusif</em> — où l&rsquo;acquéreur n&rsquo;est pas, par principe, lié à une agence donnée — cette faute prend la forme spécifique de <strong style="color:#0c0b09">manœuvres frauduleuses</strong>. Une renégociation directe, même opportuniste, ne suffit pas à elle seule. Encore faut-il que la fraude soit caractérisée.</p>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Comment la fraude se caractérise</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">L&rsquo;apport pratique de l&rsquo;arrêt est dans la méthode. La Cour valide le raisonnement de la cour d&rsquo;appel construit sur trois éléments combinés :</p>

<ul style="margin:0 0 20px 0;padding-left:0;list-style:none">
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>La <strong style="color:#0c0b09">connaissance</strong> par l&rsquo;acquéreur du droit à rémunération de l&rsquo;agent qui lui a fait visiter le bien.</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>Une <strong style="color:#0c0b09">promesse de vente signée à l&rsquo;insu de l&rsquo;agent</strong>, cinq semaines seulement après la visite, contenant une clause par laquelle l&rsquo;acquéreur « s&rsquo;engageait à prendre en charge la totalité des éventuelles poursuites qui pourraient être formulées par les agences immobilières qu&rsquo;il aurait contactées pour la présentation de ce bien ».</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>Un <strong style="color:#0c0b09">acte authentique muet</strong> : ni mention de l&rsquo;agence, ni reproduction de la clause précitée.</li>
</ul>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">La clause de la promesse est l&rsquo;élément déterminant. Elle fonctionne comme un <strong style="color:#0c0b09">aveu</strong> : on n&rsquo;anticipe une « prise en charge des poursuites des agences » que parce qu&rsquo;on a conscience qu&rsquo;un risque existe. Sa disparition au stade de l&rsquo;acte authentique parachève la démonstration : on ne dissimule que ce que l&rsquo;on sait compromettant.</p>

<div style="background:#f4f0e8;border:1px solid rgba(184,146,74,0.35);border-left:4px solid #b8924a;padding:20px 26px;margin:30px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:700;margin-bottom:8px">Le point clé</div>
  <div style="font-size:15px;line-height:1.65;color:#0c0b09">Pas besoin d&rsquo;une preuve unique de fraude. Trois indices, pris ensemble, suffisent : connaissance du mandat, chronologie courte entre la visite et la signature en direct, clause interne qui trahit la conscience du risque. C&rsquo;est le faisceau qui emporte la décision.</div>
</div>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Le préjudice : la commission, intégralement</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Le montant alloué — 150 000 € — n&rsquo;a rien de symbolique : il correspond à 6 % du prix de vente effectif, c&rsquo;est-à-dire à la commission que l&rsquo;agence aurait perçue si la vente avait été conclue par son entremise. Le préjudice indemnisable est donc le manque à gagner intégral, pas une participation. Les acquéreurs ont en outre été condamnés aux dépens et à 3 000 € au titre de l&rsquo;article 700 du code de procédure civile.</p>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">On notera que la baisse de prix obtenue par les acquéreurs (490 000 €) excédait largement le montant de la commission. L&rsquo;arrêt ne raisonne pas sur l&rsquo;économie de prix mais sur la commission perdue, calculée sur le prix effectif : une « bonne affaire » sur le prix de vente ne neutralise pas la condamnation.</p>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Le risque concret pour l&rsquo;opérateur immobilier</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Pour un promoteur, un marchand de biens ou un investisseur professionnel, les trois indices retenus par la Cour se rencontrent fréquemment dans le cours normal d&rsquo;une opération :</p>

<ul style="margin:0 0 20px 0;padding-left:0;list-style:none">
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>La <strong style="color:#0c0b09">connaissance du mandat</strong> est presque toujours établie : bon de visite signé, échanges écrits, fiches de présentation du bien mentionnant le taux de commission.</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>La <strong style="color:#0c0b09">chronologie courte</strong> entre visite et signature en direct résulte naturellement de la dynamique d&rsquo;une opération, surtout sur un marché tendu où les décisions se prennent en quelques semaines.</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span>La <strong style="color:#0c0b09">clause de garde</strong> anticipant les réclamations d&rsquo;agences est, paradoxalement, fréquente dans les promesses rédigées par des conseils prudents — précisément pour faire face au risque. L&rsquo;arrêt en fait une pièce à charge, ce qui invite à reconsidérer sa formulation.</li>
</ul>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Autrement dit : la situation type de l&rsquo;acquéreur professionnel qui rouvre la négociation en direct rencontre, presque mécaniquement, deux des trois critères. Le troisième — la clause-aveu — peut surgir d&rsquo;un standard contractuel ancien, sans aucune intention particulière de fraude.</p>

<h2 style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:28px;font-weight:600;color:#0c0b09;margin:38px 0 16px;padding-bottom:10px;border-bottom:1px solid rgba(184,146,74,0.3)">Quelle conduite à tenir</h2>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">Trois pistes, sérieusement défendables, méritent d&rsquo;être systématisées sur les opérations sensibles :</p>

<ul style="margin:0 0 20px 0;padding-left:0;list-style:none">
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span><strong style="color:#0c0b09">Documenter la rupture économique</strong> entre les deux phases : si la négociation en direct repose sur un périmètre, une configuration ou une structure de paiement très différents de ce qui avait été présenté par l&rsquo;agence, le lien de causalité entre la visite initiale et la vente conclue s&rsquo;affaiblit.</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span><strong style="color:#0c0b09">Revoir la rédaction des promesses</strong> : la clause de garde anticipant les recours d&rsquo;agences, pensée comme une protection, peut se retourner en aveu. Sa formulation gagne à être travaillée — voire, dans les opérations sensibles, remplacée par un mécanisme alternatif (déclaration encadrée, garantie autonome du vendeur).</li>
  <li style="font-size:16px;line-height:1.7;color:#3e3a34;padding-left:22px;position:relative;margin-bottom:10px"><span style="position:absolute;left:0;color:#b8924a;font-weight:700">—</span><strong style="color:#0c0b09">Intégrer le délai d&rsquo;action</strong> : l&rsquo;agent immobilier dispose, sur le fondement de l&rsquo;article 2224 du Code civil, de cinq ans à compter du jour où il a connu ou aurait dû connaître la vente conclue en direct. Le risque ne s&rsquo;éteint pas à la signature.</li>
</ul>

<div style="background:#f4f0e8;border:1px solid rgba(184,146,74,0.35);border-left:4px solid #b8924a;padding:20px 26px;margin:30px 0">
  <div style="font-size:11px;letter-spacing:0.14em;text-transform:uppercase;color:#b8924a;font-weight:700;margin-bottom:8px">En pratique</div>
  <div style="font-size:15px;line-height:1.65;color:#0c0b09">Quand une opération a démarré par une visite avec agence, traiter ensuite en direct avec le vendeur n&rsquo;est jamais neutre. Une analyse contractuelle au cas par cas s&rsquo;impose, avant signature de la promesse — pas après.</div>
</div>

<p style="font-size:16px;line-height:1.75;color:#3e3a34;margin-bottom:18px">L&rsquo;arrêt du 7 mai 2026 ne crée pas un droit nouveau : il affermit, par sa formule et son application, une jurisprudence amorcée en 2008. Mais il opère un déplacement utile pour la pratique : la fraude n&rsquo;est plus l&rsquo;exception qu&rsquo;on imagine — elle se déduit d&rsquo;un faisceau d&rsquo;indices que les opérations d&rsquo;acquisition immobilière, à Lille comme ailleurs, croisent très régulièrement. Pour le promoteur ou le marchand de biens, voir un <strong style="color:#0c0b09">acquéreur condamné</strong> à payer la <strong style="color:#0c0b09">commission</strong> de l&rsquo;<strong style="color:#0c0b09">agence</strong> est désormais un point d&rsquo;attention contractuel à part entière. Le cabinet DELCADE accompagne régulièrement les opérateurs immobiliers des Hauts-de-France sur ce type d&rsquo;arbitrages.</p>

<div style="background:#0c0b09;padding:40px 32px;margin:48px 0 0 0;text-align:center">
  <div style="font-family:'Cormorant Garamond',Georgia,serif;font-size:25px;font-weight:600;color:#faf8f4;margin-bottom:12px">Ce point précis se joue sur votre dossier</div>
  <p style="font-size:14px;color:#9e9488;line-height:1.65;margin-bottom:28px;max-width:480px;margin-left:auto;margin-right:auto">Chaque situation a ses spécificités. Deux façons d&rsquo;avoir une lecture claire de la vôtre, gratuitement et sans engagement :</p>
  <div style="display:flex;flex-wrap:wrap;gap:14px;justify-content:center;margin-bottom:22px">
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</div>

</div>

</body>
</html>

<p>The post <a href="https://actu-beton.fr/2026/05/21/acquereur-condamne-a-payer-la-commission-dagence-a-quelles-conditions/">Acquéreur condamné à payer la commission d&rsquo;agence : à quelles conditions ?</a> appeared first on <a href="https://actu-beton.fr">Actu Béton</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Vente immobilière et dol du vendeur : quand la dissimulation d&#8217;un vice cache entraîne la nullité du contrat</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2026/05/15/vente-immobiliere-et-dol-du-vendeur-quand-la-dissimulation-dun-vice-cache-entraine-la-nullite-du-contrat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 12:19:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actu-beton.fr/?p=693</guid>

					<description><![CDATA[<p>La dissimulation intentionnelle par un vendeur de désordres structurels affectant un bien immobilier — notamment par des travaux de masquage préalables à la vente — constitue une réticence dolosive permettant à l'acquéreur d'obtenir la nullité de la vente, indépendamment de toute action en garantie des vices cachés. Cette décision rappelle les conditions de qualification du dol et les leviers procéduraux à disposition des parties.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2></h2>
<p>La Cour d&rsquo;appel, dans une décision rendue le <strong>13 mai 2025</strong>, a eu à trancher une question récurrente en matière de cession immobilière : la dissimulation par le vendeur d&rsquo;un défaut structurel affectant le bien peut-elle fonder une action en nullité pour dol, et ce, cumulativement avec la garantie des vices cachés ? <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053915872?fonds=JURI&amp;page=1&amp;pageSize=10&amp;searchField=ALL&amp;searchType=ALL&amp;sortValue=DATE_DESC&amp;tab_selection=juri&amp;typePagination=DEFAULT" target="_blank" rel="noopener"><strong>Consulter la décision</strong></a></p>
<h2>Contexte opérationnel</h2>
<p>Un acquéreur fait l&rsquo;acquisition d&rsquo;un bien immobilier à usage d&rsquo;habitation. Quelques mois après la prise de possession, il constate des désordres significatifs affectant la structure du bâtiment — infiltrations, fissures structurelles, défauts d&rsquo;étanchéité — dont l&rsquo;ancienneté est attestée par expertise judiciaire. Il ressort des investigations que le vendeur avait connaissance de ces désordres avant la vente, et avait procédé à des travaux de masquage destinés à dissimuler leur existence aux yeux de l&rsquo;acquéreur et des diagnostiqueurs mandatés.</p>
<p>L&rsquo;acquéreur engage une action en nullité de la vente sur le fondement du <strong>dol</strong>, tout en sollicitant subsidiairement la mise en œuvre de la <strong>garantie des vices cachés</strong>.</p>
<h2>Faits juridiquement pertinents</h2>
<p>Plusieurs éléments ont été déterminants dans l&rsquo;analyse retenue :</p>
<ul>
<li>L&rsquo;existence de <strong>travaux de camouflage</strong> réalisés peu avant la mise en vente, attestée par des éléments matériels relevés à l&rsquo;expertise ;</li>
<li>Des <strong>échanges antérieurs à la vente</strong> démontrant que le vendeur avait fait intervenir des artisans sur les zones affectées, sans en informer l&rsquo;acquéreur ;</li>
<li>L&rsquo;absence de mention dans les documents précontractuels et dans les annexes du compromis de toute problématique structurelle ;</li>
<li>La <strong>nature ancienne des désordres</strong>, incompatible avec une survenance postérieure à la vente.</li>
</ul>
<h2>Problème juridique</h2>
<p>La question centrale posée à la juridiction était la suivante : <strong>la dissimulation volontaire par le vendeur d&rsquo;un défaut affectant le bien, constitutive d&rsquo;une réticence dolosive, peut-elle fonder la nullité de la vente pour vice du consentement, alors même que l&rsquo;acquéreur dispose par ailleurs d&rsquo;une action en garantie des vices cachés ?</strong></p>
<h2>Analyse et stratégie juridique</h2>
<p>Sur le plan de la qualification, le dol est défini à l&rsquo;article <strong>1137 du Code civil</strong> comme le fait pour un contractant d&rsquo;obtenir le consentement de l&rsquo;autre par des manœuvres ou des mensonges, ou par la dissimulation intentionnelle d&rsquo;une information dont il sait le caractère déterminant pour l&rsquo;autre partie. La <strong>réticence dolosive</strong> — forme passive du dol — est ainsi constituée dès lors que le vendeur garde sciemment le silence sur un élément qui, s&rsquo;il avait été connu, aurait conduit l&rsquo;acquéreur à ne pas contracter ou à contracter à des conditions différentes.</p>
<p>Le raisonnement articulé s&rsquo;appuie sur trois piliers :</p>
<ul>
<li><strong>L&rsquo;élément intentionnel</strong> : les travaux de masquage réalisés avant la vente caractérisent sans ambiguïté la volonté du vendeur de tromper l&rsquo;acquéreur. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une simple omission négligente, mais d&rsquo;une dissimulation active ;</li>
<li><strong>Le caractère déterminant de l&rsquo;information dissimulée</strong> : des désordres structurels d&rsquo;une telle ampleur auraient, à l&rsquo;évidence, conduit un acquéreur raisonnable à renégocier le prix ou à renoncer à l&rsquo;acquisition ;</li>
<li><strong>Le lien de causalité entre le dol et le consentement vicié</strong> : sans la dissimulation, le consentement de l&rsquo;acquéreur n&rsquo;aurait pas été donné dans les mêmes termes.</li>
</ul>
<p>Sur la question du <strong>cumul des actions</strong>, la jurisprudence est désormais stabilisée : l&rsquo;action en nullité pour dol et l&rsquo;action en garantie des vices cachés poursuivent des finalités distinctes. La première sanctionne le vice du consentement ; la seconde, l&rsquo;inexécution d&rsquo;une obligation légale du vendeur. Elles sont <strong>cumulables</strong>, et le délai biennal prévu par l&rsquo;article <strong>1648 du Code civil</strong> pour l&rsquo;action en garantie des vices cachés ne peut être opposé à l&rsquo;action en nullité pour dol, soumise au délai de droit commun de cinq ans à compter de la découverte.</p>
<h2>Solution retenue</h2>
<p>La juridiction a prononcé la <strong>nullité de la vente</strong> sur le fondement du dol, ordonnant la restitution du prix et des frais exposés par l&rsquo;acquéreur. Elle a également mis à la charge du vendeur les frais de remise en état correspondant aux désordres identifiés, dès lors que la restitution du bien dans son état initial s&rsquo;avérait impraticable. L&rsquo;action en garantie des vices cachés, présentée à titre subsidiaire, a été déclarée recevable mais sans objet au regard de la solution principale retenue.</p>
<h2>Enseignement pratique</h2>
<p>Cette décision rappelle des points essentiels pour tout professionnel intervenant en transaction immobilière :</p>
<ul>
<li><strong>Le dol n&rsquo;exige pas de manœuvre active</strong> : le simple silence sciemment conservé sur un défaut connu suffit à fonder la nullité ;</li>
<li><strong>Les travaux de masquage sont une preuve directe de l&rsquo;intention dolosive</strong> : toute trace d&rsquo;intervention visant à dissimuler un défaut avant la vente sera exploitée par l&rsquo;acquéreur ;</li>
<li><strong>L&rsquo;action en nullité pour dol offre un délai plus favorable</strong> que l&rsquo;action en garantie des vices cachés, ce qui en fait souvent le fondement prioritaire en cas de découverte tardive des désordres ;</li>
<li>Pour les vendeurs, <strong>la transparence précontractuelle est la seule protection efficace</strong> : mentionner les désordres connus, annexer les devis et rapports d&rsquo;intervention, consigner l&rsquo;information dans l&rsquo;acte.</li>
</ul>
<p>Pour les acquéreurs, cette décision confirme que <strong>la dissimulation caractérisée n&rsquo;est pas sans recours</strong> et que la nullité — avec restitution intégrale du prix — reste accessible, même plusieurs années après la vente, dès lors que la preuve de l&rsquo;intention dolosive peut être rapportée.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Résiliation d&#8217;un marché public pour faute : quand le maître d&#8217;ouvrage engage sa responsabilité malgré une inexécution de l&#8217;entrepreneur</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2026/05/15/resiliation-dun-marche-public-pour-faute-quand-le-maitre-douvrage-engage-sa-responsabilite-malgre-une-inexecution-de-lentrepreneur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 12:10:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
		<category><![CDATA[Professionnels du BTP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actu-beton.fr/?p=696</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une résiliation pour faute mal fondée peut se retourner contre le maître d'ouvrage public. Dans une décision du 14 avril 2025 (n° 494252), le Conseil d'État rappelle que la qualification juridique des manquements de l'entrepreneur conditionne la légalité de la résiliation — et avec elle, l'ensemble des conséquences financières qui peuvent peser sur les finances publiques.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil d&rsquo;État, dans une décision du 14 avril 2025 (n° 494252), <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000053747772?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=494252&amp;searchField=ALL" target="_blank" rel="noopener"><strong>Consulter la décision</strong></a> est venu préciser les conditions dans lesquelles un pouvoir adjudicateur peut valablement résilier un marché public aux torts de l&rsquo;entrepreneur, et les risques contentieux considérables que fait peser une résiliation mal fondée sur les finances publiques.</p>
<h2>Contexte opérationnel</h2>
<p>La situation est classique en pratique : un marché public de travaux est en cours d&rsquo;exécution, des difficultés surgissent — retards, malfaçons alléguées, absence de personnel sur le chantier — et le maître d&rsquo;ouvrage décide de résilier le contrat aux torts de l&rsquo;entrepreneur. Cette décision, souvent prise dans l&rsquo;urgence et sous pression opérationnelle, est rarement précédée d&rsquo;une analyse juridique suffisamment rigoureuse de la gravité des manquements reprochés.</p>
<p>Or, <strong>la résiliation pour faute n&rsquo;est pas un outil de gestion de chantier</strong>. C&rsquo;est une sanction contractuelle grave, soumise à des conditions de fond strictes, dont le non-respect expose le maître d&rsquo;ouvrage à voir la résiliation requalifiée en résiliation pour motif d&rsquo;intérêt général — avec toutes les indemnités qui en découlent.</p>
<h2>Faits juridiquement pertinents</h2>
<p>Dans l&rsquo;affaire jugée, le pouvoir adjudicateur avait prononcé la résiliation aux torts exclusifs de l&rsquo;entrepreneur en invoquant des manquements dans l&rsquo;exécution des prestations. L&rsquo;entrepreneur a contesté cette qualification devant le juge administratif, faisant valoir que les difficultés rencontrées n&rsquo;étaient pas constitutives d&rsquo;une faute d&rsquo;une gravité suffisante pour justifier une résiliation unilatérale aux torts.</p>
<p>Les éléments déterminants portaient sur :</p>
<ul>
<li>la réalité et la gravité des manquements imputés à l&rsquo;entrepreneur ;</li>
<li>le respect par le maître d&rsquo;ouvrage des procédures préalables à la résiliation (mise en demeure, délai de régularisation) ;</li>
<li>l&rsquo;imputabilité des difficultés d&rsquo;exécution, notamment au regard des éventuels manquements du maître d&rsquo;ouvrage lui-même dans la conduite du marché.</li>
</ul>
<h2>Problème juridique</h2>
<p>La question posée au Conseil d&rsquo;État était la suivante : <strong>à quelles conditions le maître d&rsquo;ouvrage public peut-il légalement prononcer la résiliation d&rsquo;un marché aux torts de l&rsquo;entrepreneur, et quelles sont les conséquences financières d&rsquo;une résiliation irrégulière ?</strong></p>
<h2>Analyse et stratégie juridique</h2>
<p>La résiliation pour faute d&rsquo;un marché public est soumise à un régime jurisprudentiel bien établi. Le juge administratif exerce un contrôle entier sur la légalité de la décision de résiliation : il vérifie non seulement la réalité des manquements allégués, mais également leur gravité suffisante pour justifier la rupture anticipée du contrat.</p>
<p><strong>Premier point de vigilance : la mise en demeure préalable.</strong> La résiliation pour faute ne peut, en principe, intervenir qu&rsquo;après une mise en demeure restée sans effet ou insuffisamment suivie d&rsquo;effets. L&rsquo;absence de mise en demeure régulière constitue à elle seule un motif d&rsquo;irrégularité susceptible de faire tomber la qualification de faute.</p>
<p><strong>Deuxième point de vigilance : la gravité des manquements.</strong> Tous les manquements contractuels ne justifient pas une résiliation. Le juge apprécie in concreto si les inexécutions reprochées présentent un caractère de gravité suffisant — c&rsquo;est-à-dire si elles compromettent objectivement la bonne exécution du marché — ou si elles auraient pu être traitées par des pénalités ou une réfaction sur prix.</p>
<p><strong>Troisième point, souvent négligé : la part de responsabilité du maître d&rsquo;ouvrage.</strong> Lorsque les difficultés d&rsquo;exécution sont partiellement imputables au comportement du pouvoir adjudicateur — ordres de service contradictoires, retards dans la fourniture des plans, modifications unilatérales non régularisées — la résiliation pour faute devient intenable. Le juge peut alors la convertir en résiliation pour motif d&rsquo;intérêt général, ouvrant droit à indemnisation intégrale de l&rsquo;entrepreneur, y compris pour son manque à gagner.</p>
<p>C&rsquo;est précisément le risque que cristallise la décision n° 494252 : <strong>une résiliation prononcée trop hâtivement, sans analyse contradictoire sérieuse des causes des difficultés, peut transformer le maître d&rsquo;ouvrage de créancier en débiteur.</strong></p>
<h2>Solution retenue</h2>
<p>Le Conseil d&rsquo;État confirme ici que la requalification de la résiliation pour faute en résiliation aux torts du maître d&rsquo;ouvrage — ou à tout le moins en résiliation pour motif d&rsquo;intérêt général — est pleinement ouverte au juge du contrat. Cette requalification emporte des conséquences financières considérables : l&rsquo;entrepreneur est fondé à réclamer non seulement la rémunération des travaux exécutés, mais également l&rsquo;indemnisation du bénéfice manqué sur la part non exécutée du marché, ainsi que les frais engagés pour l&rsquo;installation du chantier.</p>
<p>À l&rsquo;inverse, si la résiliation pour faute est jugée régulière et fondée, le maître d&rsquo;ouvrage peut mettre à la charge de l&rsquo;entrepreneur les surcoûts générés par l&rsquo;achèvement des travaux par une autre entreprise — ce qui constitue souvent l&rsquo;enjeu financier central du litige.</p>
<h2>Enseignement pratique</h2>
<p>Pour un maître d&rsquo;ouvrage public, plusieurs réflexes s&rsquo;imposent avant toute décision de résiliation pour faute :</p>
<ul>
<li><strong>Documenter précisément les manquements</strong> : constats contradictoires, procès-verbaux de chantier, échanges écrits, rapports du maître d&rsquo;œuvre. Sans traçabilité, la résiliation pour faute est très difficile à défendre en contentieux.</li>
<li><strong>Respecter scrupuleusement la procédure de mise en demeure</strong> : délai suffisant, contenu précis des griefs, réponse de l&rsquo;entrepreneur analysée sérieusement.</li>
<li><strong>Analyser sa propre part de responsabilité</strong> dans les difficultés rencontrées avant de qualifier les manquements de l&rsquo;entrepreneur. Cette analyse doit être faite par le service juridique ou par un conseil externe, pas seulement par la maîtrise d&rsquo;œuvre.</li>
<li><strong>Anticiper le scénario de requalification</strong> : si la résiliation est contestée et requalifiée, quel sera le coût pour la collectivité ? Cette évaluation du risque financier doit être intégrée à la décision.</li>
</ul>
<p>La résiliation pour faute est un acte grave. Elle doit être mûrement pesée, juridiquement étayée, et non utilisée comme variable d&rsquo;ajustement d&rsquo;une relation contractuelle dégradée.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sous-location Airbnb interdite : nous avons obtenu la restitution intégrale des loyers</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2026/02/27/sous-location-airbnb-interdite-restitution-loyers/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 12:11:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://actu-beton.fr/?p=678</guid>

					<description><![CDATA[<p>La sous-location Airbnb interdite n’est pas une simple irrégularité locative. C’est une atteinte directe au droit de propriété. Dans une décision du 19 janvier 2026, le tribunal judiciaire de Lille nous a donné raison : le locataire a été condamné à restituer l’intégralité des loyers perçus via la plateforme, avec intérêts, capitalisation et dommages et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La sous-location Airbnb interdite n’est pas une simple irrégularité locative. C’est une atteinte directe au droit de propriété. Dans une décision du <a href="https://www.doctrine.fr/d/TJ/Lille/2026/TJP941770A8FCAFED291DBB">19 janvier 2026, le tribunal judiciaire de Lille n</a>ous a donné raison : le locataire a été condamné à restituer l’intégralité des loyers perçus via la plateforme, avec intérêts, capitalisation et dommages et intérêts&nbsp; .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision confirme qu’une stratégie fondée sur le droit des biens est redoutablement efficace.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La sous-location Airbnb interdite : un fondement juridique solide</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons construit notre argumentation sur un principe simple : un locataire ne peut pas transformer un logement d’habitation en activité locative touristique sans autorisation écrite du bailleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 8 de la loi du 6 juillet 1989 impose cet accord. En son absence, la sous-location Airbnb interdite constitue une violation caractérisée du bail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais nous ne nous sommes pas arrêtés au terrain contractuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons mobilisé les articles 546 et 547 du code civil : les loyers sont des fruits civils. Or, les fruits suivent la propriété. En cas de sous-location illicite, les sous-loyers perçus appartiennent juridiquement au propriétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal a expressément fait application de cette construction et de la jurisprudence de la Cour de cassation (<em>Civ. 3, 12 septembre 2019, n°18-20.727</em>).</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une démonstration probatoire structurée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce dossier, la clé résidait dans la preuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons produit :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un constat établissant l’existence des annonces en ligne ;</li>



<li>la concordance des photographies avec le logement ;</li>



<li>les relevés de transactions Airbnb ;</li>



<li>l’analyse chronologique des mises en location.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal a retenu que les annonces concernaient le même bien et que les sommes encaissées correspondaient aux sous-locations litigieuses&nbsp; .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les simples dénégations et attestations produites en défense ont été jugées insuffisantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La méthode est essentielle : en matière de sous-location Airbnb interdite, la solidité probatoire conditionne l’intégralité de la restitution.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Restitution intégrale, intérêts et capitalisation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons obtenu :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la restitution de l’ensemble des loyers perçus via Airbnb ;</li>



<li>les intérêts au taux légal à compter de l’assignation&nbsp; ;</li>



<li>la capitalisation des intérêts conformément à l’article 1343-2 du code civil ;</li>



<li>des dommages et intérêts pour résistance abusive.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La sous-location Airbnb interdite ne constitue donc pas un risque mesuré pour le locataire. Elle peut conduire à une condamnation financière significative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision confirme que la restitution des fruits civils est un levier stratégique majeur.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La plateforme mise hors de cause : une stratégie ciblée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal a écarté la responsabilité de la société exploitant la plateforme, rappelant l’absence d’obligation générale de surveillance pesant sur l’hébergeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons concentré l’action sur l’auteur de la sous-location Airbnb interdite : le locataire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix stratégique s’est révélé déterminant.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi cette décision est importante</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision réaffirme trois principes structurants :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li>Le droit de propriété prime sur l’exploitation numérique du bien.</li>



<li>Les loyers perçus illicitement constituent des fruits civils restituables.</li>



<li>Une stratégie probatoire rigoureuse permet d’obtenir une condamnation complète.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">La sous-location Airbnb interdite expose le locataire à une restitution totale des sommes perçues.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons obtenu la restitution intégrale des loyers issus d’une sous-location Airbnb interdite, assortie des intérêts, de leur capitalisation et de dommages et intérêts complémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision illustre la puissance du droit d’accession appliqué aux plateformes numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un bailleur est confronté à une sous-location non autorisée, une action structurée et techniquement construite permet d’obtenir une réparation intégrale.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À retenir</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La sous-location Airbnb interdite sans accord écrit du bailleur est illicite.</li>



<li>Les loyers perçus constituent des fruits civils appartenant au propriétaire.</li>



<li>Une action fondée sur le droit des biens permet d’obtenir la restitution intégrale, avec intérêts et capitalisation.</li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Besoin d’analyser une situation de sous-location non autorisée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous accompagnons les propriétaires dans la mise en place d’une stratégie probatoire et contentieuse adaptée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://calendly.com/boutignon/30min">prendre RDV</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment caractériser la défaillance fautive du bénéficiaire d’une promesse de vente immobilière ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/12/20/comment-caracteriser-la-defaillance-fautive-du-beneficiaire-dune-promesse-de-vente-immobiliere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 12:27:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction Dans la pratique immobilière, la non-réitération d’une promesse de vente est fréquemment présentée par le bénéficiaire comme la conséquence d’un aléa extérieur, le plus souvent lié au financement. Cette lecture occulte toutefois une réalité plus complexe où l&#8217;inexécution fautive d’une promesse de vente peut survenir. Nous avons été confrontés à une situation dans laquelle [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-introduction"><strong>Introduction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la pratique immobilière, la non-réitération d’une promesse de vente est fréquemment présentée par le bénéficiaire comme la conséquence d’un aléa extérieur, le plus souvent lié au financement. Cette lecture occulte toutefois une réalité plus complexe où l&rsquo;inexécution fautive d’une promesse de vente peut survenir. Nous avons été confrontés à une situation dans laquelle l’échec de l’opération ne résultait pas d’une condition suspensive légitimement défaillante. En fait, il résultait d’un comportement fautif du bénéficiaire dans l’exécution même de la promesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données exposées ci-après sont volontairement modifiées pour les besoins de l’anonymisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contexte-pratique"><strong>Contexte pratique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre d’une promesse de vente immobilière conclue pour une durée déterminée, le bénéficiaire avait obtenu des délais précis pour lever des conditions suspensives stipulées à son profit. Le vendeur, de son côté, s’était engagé à maintenir le bien indisponible pendant toute la période convenue. Cela était en contrepartie d’une indemnité contractuellement prévue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de l’exécution de la promesse, nous avons constaté que le bénéficiaire ne produisait aucun justificatif conforme aux stipulations contractuelles. Malgré cela, il poursuivait les échanges, sollicitait des prorogations et entretenait l’idée d’une finalisation imminente de l’opération. Le vendeur se trouvait ainsi maintenu dans une situation d’attente prolongée, sans visibilité réelle sur l’issue du projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-problematique-juridique-rencontree"><strong>Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté centrale tenait à la qualification juridique de la non-réitération de la vente. Le bénéficiaire invoquait la non-réalisation d’une condition suspensive pour échapper à toute responsabilité. Or, l’analyse du contrat et du comportement adopté révélait une tout autre configuration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’était pas de savoir si un refus de financement existait, mais si le bénéficiaire avait loyalement mis en œuvre les mécanismes contractuels censés le protéger. En pratique, l’absence de démarches conformes, le non-respect des délais et la poursuite volontaire de la relation contractuelle posaient la question d’une défaillance fautive du bénéficiaire d’une promesse de vente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Notre cabinet a choisi de recentrer l’analyse sur l’exécution concrète de la promesse et non sur la seule invocation abstraite des conditions suspensives. Nous avons démontré que celles-ci ne constituent pas des droits automatiques. Ce sont des mécanismes encadrés, supposant des diligences actives, vérifiables et conformes au contrat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons mis en évidence que le bénéficiaire avait laissé expirer les délais sans produire les justificatifs requis. Pourtant, celui-ci avait poursuivi l’opération en connaissance de l’absence de solution sécurisée. Ce comportement traduisait une acceptation du risque contractuel et excluait toute assimilation à un simple aléa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette configuration, nous avons soutenu que la non-réitération de la vente procédait d’une inexécution imputable au bénéficiaire. La défaillance fautive du bénéficiaire d’une promesse de vente se caractérise alors par un faisceau d’indices. L’inertie contractuelle, la multiplication de promesses verbales non suivies d’effet et le maintien artificiel de l’opération en sont les marqueurs principaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enseignements-pour-des-cas-similaires"><strong>Enseignements pour des cas similaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette analyse rappelle que la promesse de vente n’est pas un engagement à géométrie variable. Le bénéficiaire qui se prévaut de conditions suspensives doit en respecter strictement le régime. À défaut, il s’expose à voir la non-réalisation de la vente qualifiée de défaillance fautive, avec toutes les conséquences indemnitaires qui en découlent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue du vendeur, il est essentiel de ne pas se contenter d’une lecture formelle des refus invoqués, mais d’examiner la chronologie, les échanges et la réalité des diligences accomplies. C’est souvent dans cette analyse fine que se joue l’issue du contentieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-conclusion"><strong>Conclusion</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La défaillance fautive du bénéficiaire d’une promesse de vente ne se déduit pas d’un simple échec de financement. Elle résulte d’un comportement contractuel déloyal ou insuffisant, apprécié au regard des obligations librement acceptées. En recentrant le débat sur l’exécution réelle du contrat, il est possible de neutraliser des argumentations défensives artificielles. Ainsi, l&rsquo;équilibre contractuel peut être rétabli.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir"><strong>À retenir</strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une condition suspensive ne protège le bénéficiaire que s’il en respecte strictement le régime.</li>



<li>Le maintien artificiel de l’opération peut caractériser une défaillance fautive.</li>



<li>L’analyse du comportement contractuel est déterminante en cas de non-réitération.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Contestation d&#8217;un permis modificatif : jusqu’où peut aller un tiers ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/12/10/recours-gracieux-permis-modificatif/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 16:45:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
		<category><![CDATA[Maîtres d’ouvrage publics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de déposer un recours gracieux contre un permis modificatif, les enjeux et limites du processus pour un tiers doivent être bien compris. Les données factuelles mentionnées dans cet article sont modifiées afin de garantir une anonymisation stricte. Contexte pratique Un maître d’ouvrage, que nous accompagnons, a été confronté à un recours gracieux présenté [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de déposer un recours gracieux contre un permis modificatif, les enjeux et limites du processus pour un tiers doivent être bien compris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données factuelles mentionnées dans cet article sont modifiées afin de garantir une anonymisation stricte. </p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-contexte-pratique"><strong>Contexte pratique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un maître d’ouvrage, que nous accompagnons, a été confronté à un recours gracieux présenté par un voisin contre un permis de construire modificatif. Le projet concernait la rénovation d’un bâtiment existant, déjà autorisé par un permis initial devenu définitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons constaté que le recours ne portait pas sur une modification effective, mais sur des griefs visant la volumétrie générale du bâtiment, sa hauteur et son implantation relevant du permis initial. Autrement dit, le voisin cherchait à <strong>contester un permis modificatif</strong> pour remettre indirectement en cause un projet antérieur, déjà purgé des délais de recours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette pratique est fréquente. Elle crée une incertitude juridique pour les maîtres d’ouvrage, notamment lorsque le voisin instrumentalise la procédure dans un objectif de blocage.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-problematique-juridique-rencontree"><strong>Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question était simple : le tiers pouvait-il <strong>contester un permis modificatif</strong> en remettant en cause le gabarit du bâtiment, alors que ce gabarit n’avait subi aucune modification ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est négative. Le Conseil d’État a rappelé que le contentieux d’un permis modificatif se limite à <strong>la seule portée des modifications introduites</strong>, et ne permet pas de rouvrir indirectement le débat sur l’autorisation initiale devenue définitive (CE, 17 février 2023, n°454284).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans notre situation, la modification portait exclusivement sur des éléments marginaux et non sur l’aspect extérieur du bâtiment, sa hauteur ou son volume. Aucune variation d’altimétrie, d’emprise ou d’implantation n’était intervenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt à agir du voisin devait donc être apprécié au regard de cette seule modification. Ainsi, les moyens dirigés contre la volumétrie générale du projet devaient être écartés comme inopérants.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons décidé d’adresser une réponse détaillée à la commune chargée d’instruire le recours gracieux, en exposant :</p>



<p class="wp-block-paragraph">– que l’autorité administrative n’a pas à apprécier des griefs étrangers à la légalité du modificatif,</p>



<p class="wp-block-paragraph">– que le voisin ne pouvait invoquer ni l’implantation ni le gabarit de l’immeuble, dès lors que ces éléments relevaient du permis initial purgé des délais de recours,</p>



<p class="wp-block-paragraph">– que seule l’examen des modifications introduites par le modificatif était pertinent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le raisonnement du Conseil d’État est, en réalité, très pragmatique : permettre à un tiers de contester indirectement un permis initial au moyen d’un modificatif reviendrait à contourner les délais légaux et à rendre instable toute opération immobilière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons donc invité la commune à rejeter formellement le recours gracieux, afin de faire courir les délais contentieux et de sécuriser définitivement le projet.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir"><strong>À retenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">– Contester un permis modificatif ne permet pas de remettre en cause un permis initial devenu définitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– Seules les modifications autorisées peuvent être attaquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– Une réponse structurée permet de sécuriser le projet et de limiter les risques contentieux.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un propriétaire voisin peut-il être intégré de force dans une ASL ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/11/26/un-proprietaire-voisin-peut-il-etre-integre-de-force-dans-une-asl/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:58:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intégration d’un terrain dans une ASL suscite régulièrement des incompréhensions. Certaines associations syndicales cherchent à rattacher un fonds voisin, souvent au motif d’un raccordement technique ou d’une proximité avec la voie interne du lotissement. Le droit des associations syndicales de propriétaires encadre pourtant strictement ces situations. On ne devient pas membre d’une ASL par voisinage, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intégration d’un terrain dans une ASL suscite régulièrement des incompréhensions. Certaines associations syndicales cherchent à rattacher un fonds voisin, souvent au motif d’un raccordement technique ou d’une proximité avec la voie interne du lotissement. Le droit des associations syndicales de propriétaires encadre pourtant strictement ces situations. On ne devient pas membre d’une ASL par voisinage, encore moins par simple usage d’une portion de voirie. Pour une intégration d’un terrain dans une ASL, des formalités spécifiques doivent être respectées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-perimetre-d-une-asl-est-strictement-limite-a-ses-statuts"><strong>Le périmètre d’une ASL est strictement limité à ses statuts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le périmètre d’une ASL résulte exclusivement des statuts établis lors de sa création. Il doit mentionner précisément les immeubles inclus dans l’association. Un terrain qui n’y figure pas n’est pas membre et ne peut être considéré comme tel. Ni la proximité géographique, ni un accès ponctuel, ni un raccordement technique ne créent d’obligation statutaire pour l&rsquo;intégration d’un terrain dans une ASL.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-adhesion-a-une-asl-suppose-un-titre-acte-de-mutation-ou-engagement-ecrit"><strong>L’adhésion à une ASL suppose un titre : acte de mutation ou engagement écrit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordonnance du 1er juillet 2004 impose que l’appartenance à une ASL repose sur un <strong>titre d’adhésion</strong>. En pratique, il s’agit soit de la participation à l’acte constitutif, soit d’un acte de mutation comprenant un <strong>engagement exprès d’adhérer</strong>. Sans cet engagement formel, aucune obligation ne peut naître au profit de l’association. Le propriétaire extérieur conserve donc son autonomie tant qu’il n’a pas consenti, par écrit, à rejoindre l’ASL. L&rsquo;intégration d’un terrain dans une ASL doit être volontaire et formelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-etendre-le-perimetre-une-procedure-encadree-par-les-articles-14-et-37-de-l-ordonnance-de-2004"><strong>Étendre le périmètre : une procédure encadrée par les articles 14 et 37 de l’ordonnance de 2004</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’une ASL souhaite inclure un fonds jusqu’alors extérieur, elle ne peut se contenter d’un vote interne. L’extension du périmètre est régie par les articles <strong>14</strong> et <strong>37</strong> de l’<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000623191/">ordonnance du 1er juillet 2004. </a>L&rsquo;intégration d’un terrain dans une ASL selon ces articles nécessite une procédure rigoureuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 14 définit les majorités nécessaires pour les décisions les plus importantes, dont celles relatives au périmètre. L’article 37 organise ensuite la procédure de modification statutaire :</p>



<p class="wp-block-paragraph">– présentation d’une proposition de modification ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">– vote aux majorités renforcées de l’article 14 ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">– recueil de l’adhésion écrite du propriétaire du fonds à intégrer ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">– intervention de l’autorité administrative lorsque le périmètre est modifié ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">– publication de la décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette articulation rend impossible toute intégration tacite. Tant que cette procédure n’a pas été engagée et menée à son terme, aucun propriétaire extérieur ne peut être rattaché à l’association.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-raccordement-ou-l-utilisation-d-une-voie-ne-valent-par-forecement-integration"><strong>Le raccordement ou l’utilisation d’une voie ne valent par forécement intégration</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les statuts peuvent organiser des servitudes au profit de parcelles voisines, notamment pour permettre leur viabilisation. Une servitude n’emporte toutefois aucune adhésion automatique. Le raccordement technique traduit seulement l’existence d’un droit d’usage, par nécessairement celle d’une appartenance à l’association. Sauf disposition statutaire expresse et conditions strictes respectées, l’ASL ne peut déduire du seul raccordement une quelconque obligation financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-repartition-des-charges-une-obligation-strictement-proportionnee-a-l-interet-du-fonds"><strong>La répartition des charges : une obligation strictement proportionnée à l’intérêt du fonds</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Même dans l’hypothèse où un propriétaire est régulièrement membre, les charges doivent être fixées conformément à l’article <strong>31</strong> de l’ordonnance de 2004. Ce texte impose que les bases de répartition tiennent compte « de l’intérêt de chaque propriété à l’exécution des missions de l’association ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un fonds qui ne bénéficie que d’une portion limitée d’une voie interne, qui n’accède pas aux espaces verts ou qui ne profite pas des équipements collectifs ne peut être assujetti aux mêmes charges qu’un lot statutaire situé au cœur du lotissement. À défaut d’analyse de l’intérêt réel du terrain, la répartition est irrégulière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-a-retenir"><strong>À retenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">– L’inclusion d’un terrain dans une ASL ne peut résulter d’un simple vote, ni d’un raccordement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– L’adhésion suppose un engagement écrit, généralement inséré dans l’acte de mutation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– L’extension du périmètre relève des articles 14 et 37 de l’ordonnance du 1er juillet 2004 et suppose une modification statutaire régulièrement adoptée et publiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– Le raccordement ou une servitude n’emportent jamais intégration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– Les charges doivent être proportionnées à l’intérêt réel du fonds conformément à l’article 31.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– Toute demande de charges en dehors de ces conditions est contestable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-"></h2>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-cet-article-propose-une-analyse-juridique-generale-il-ne-remplace-pas-un-conseil-adapte-a-votre-situation-particuliere"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>
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		<title>Défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact : quel apport du jugement du TA de Lyon du 23 janvier 2025 ?</title>
		<link>https://actu-beton.fr/2025/11/15/defaut-de-motivation-de-la-dispense-detude-dimpact-quel-apport-du-jugement-du-ta-de-lyon-du-23-janvier-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[CorentinBOUTIGNON]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 17:07:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IMMO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Point de vue juridique orienté par un dossier traité au cabinet. Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation. Introduction La motivation de la dispense d&#8217;étude d&#8217;impact est un sujet crucial dans de nombreux projets. Comment démontrer un défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact et, plus largement, l’exigence d’une évaluation environnementale [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Point de vue juridique orienté par un dossier traité au cabinet. Les données de cette affaire ont été modifiées pour anonymisation.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Introduction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La motivation de la dispense d&rsquo;étude d&rsquo;impact est un sujet crucial dans de nombreux projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment démontrer un <strong>défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact</strong> et, plus largement, l’exigence d’une évaluation environnementale ? L’ordonnance du tribunal administratif de Lyon du 23 janvier 2025 précise l’office du juge des référés en cette matière. Elle recentre le contrôle sur les <strong>incidences notables du projet autorisé</strong>, y compris ses <strong>effets cumulés</strong>. Elle écarte les vices propres de l’avis au « cas par cas ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-1-contexte-pratique"><strong>1 – Contexte pratique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons été saisis dans un dossier de contestation d&rsquo;une autorisation d&rsquo;urbanisme faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une dispense d&rsquo;une étude d&rsquo;impact.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-2-problematique-juridique-rencontree"><strong>2 – Problématique juridique rencontrée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté tient classiquement à deux plans :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le terrain du référé </strong>: que contrôle exactement le juge lorsqu’il est saisi d’une demande de suspension fondée sur l’absence d’étude d’impact ?</li>



<li><strong>La portée d’un défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact</strong> au regard de l’article R. 122‑3‑1 du code de l’environnement. Cet article impose à l’autorité d’« indiquer les motifs » de sa décision au regard des critères pertinents de l’annexe correspondante. Les critères incluent les caractéristiques du projet, la sensibilité des milieux, et les incidences probables.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-3-notre-strategie-et-fondement-juridique"><strong>3 – Notre stratégie et fondement juridique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons structuré une argumentation en tenant compte d&rsquo;une Ordonnance rendue par le <a href="https://lyon.tribunal-administratif.fr/Media/mediatheque-ta-lyon/2412963">Tribunal administratif de Lyon</a> :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>(i) Office du juge des référés </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le TA de Lyon rappelle que le juge des référés <strong>doit seulement apprécier si le projet peut être légalement approuvé sans étude d’impact</strong>. Dès lors, les griefs tirés des vices propres de l’avis ou de la décision « cas par cas » (partialité alléguée, erreurs de droit, information du public) sont <strong>inopérants</strong> en référé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>(ii) Méthode d’évaluation : projet autorisé et effets cumulés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La nécessité d’une étude s’apprécie <strong>au regard des incidences négatives du projet autorisé</strong>. Elle inclut les « effets cumulés » avec les évolutions successives non évaluées. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>(iii) Articulation avec le défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact (R. 122‑3‑1)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autorité environnementale doit motiver sa décision au regard des critères pertinents. Ces critères sont les caractéristiques du projet, la sensibilité des milieux, et les incidences probables. Cependant, <strong>en référé</strong>, <strong>le seul défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact</strong> ne suffit pas. Il faut <strong>démontrer positivement</strong> des <strong>incidences notables</strong> qui rendent l’étude d’impact nécessaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-4-enseignements-pour-des-cas-similaires"><strong>4 – Enseignements pour des cas similaires</strong></h2>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li><strong>Cibler les “incidences notables”</strong> : documenter des éléments objectivables tels que les émissions, rejets, risques sanitaires, atteintes aux habitats, et continuités écologiques. Idéalement, cela doit être fait par des inventaires récents et des modélisations plutôt qu’en invoquant des considérations générales sur la pollution passée.</li>



<li><strong>Prouver l’effet cumulé</strong> : reconstituer les <strong>modifications successives</strong> depuis l’autorisation initiale et chiffrer leur addition d’effets (seuils, cumuls d’émissions, surfaces affectées).</li>



<li><strong>S’appuyer sur la jurisprudence</strong> : (a) contrôle « point par point » du juge sur la sensibilité des milieux, ainsi que les mesures d’évitement/réduction et les effets cumulés <em>(ex. </em><a href="https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000046027521">CAA Paris, 7 juill. 2022, n° 21PA04870</a><em>)</em> ; (b) caractère <strong>préparatoire</strong> de la dispense et contestation <strong>par voie d’exception</strong> contre la décision autorisant le projet <em>(<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000038233579">CAA Versailles, 14 mars 2019, n° 16VE02590)</a>.</em></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordonnance <strong>TA Lyon, 23 janvier 2025</strong> précise l’<strong>office du juge des référés</strong> et la <strong>méthode d’analyse</strong>. Le débat utile porte sur les <strong>incidences notables</strong> du <strong>projet autorisé</strong>. Cela inclut les <strong>effets cumulés</strong>. Le <strong>défaut de motivation de la dispense d’étude d’impact</strong> demeure un angle d’attaque. Cependant, il ne suffit pas, en référé, à emporter la suspension. Il faut convaincre que l’étude d’impact était juridiquement <strong>requise</strong>.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-cet-article-propose-une-analyse-juridique-generale-il-ne-remplace-pas-un-conseil-adapte-a-votre-situation-particuliere"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2696.png" alt="⚖" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Cet article propose une analyse juridique générale. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation particulière.</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f449.png" alt="👉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Si votre situation diffère, vous pouvez <a href="https://outlook.office.com/bookwithme/user/2f260adc12384ac1951e48118d2be0c3%40delcade.fr/meetingtype/sBHm63YP7kSFeZOoinIxpQ2?anonymous&amp;ismsaljsauthenabled">réserver un rendez-vous directement en suivant ce lien.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une première consultation de 15–20 minutes est offerte.</p>
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